Gabon : après la gendarmerie, la police interdit les contrôles intempestifs

LE COFFRET

Les usagers de la route en général, et les taximans en particulier, devraient connaître un répit, à présent que la hiérarchie policière a interdit les contrôles routiers intempestifs à ses agents. Comme la gendarmerie depuis quelques semaines, le commandement de la police s’est saisi de la question suite à la colère du président Ali Bongo Ondimba contre la corruption de certains policiers,  lors de son dernier discours à la nation. 

Les propos d’Ali Bongo Ondimba lors du dernier discours à la nation continuent de faire leur effet auprès des gens d’armes. Le chef de l’Etat y avait notamment tancé les « brebis galeuses » de la police, et leur propension à se complaire dans  « le Mal absolu » qu’est la corruption, alors qu’ils ont « un devoir renforcé d’exemplarité ».

Dans les heures qui ont suivi ce discours, le commandement en chef de la Gendarmerie nationale avait vite fait de rappeler ses éléments à l’ordre, en exigeant l’arrêt de tous les contrôles dans le Grand Libreville. Le commandant de la police vient d’emboîter le pas, en exigeant, depuis ce 6 septembre 2022 « l’interdiction des contrôles routiers intempestifs sur l’ensemble du territoire national ».  La note, devenue virale sur les réseaux sociaux, vise à répondre « aux nombreuses plaintes sur des cas de corruption et de racket » vécus par les usagers de la route.

« Dans l’accompagnement de leurs missions régaliennes, les forces de police en charge de la voie publique se limiteront désormais à la régularisation de la circulation routière, et, le cas échéant, à la verbalisation des usagers en cas d’infraction dûment constatée », indique la le communiqué. 

Lequel poursuit, plus menaçant : « (…) tout réfractaire aux présentes dispositions prises en flagrant délit de contrôle, sera immédiatement conduit devant un tribunal extraordinaire qui statuera sur sa révocation, de même qu’elle engagera la responsabilité du chef hiérarchique direct« .  
Après la vaine trouvaille des policiers verbalisateurs  en 2019, voici une autre action que le commandement entame pour endiguer la problématique des contrôles intempestifs et du racket qui va avec. Ce mal est tellement encré que nombreux doutent de voir cette décision tenir dans le temps. « Les contrôles vont se calmer durant les prochaines semaines, mais d’ici quelques mois, ils vont reprendre de plus belle« , estime la plupart des observateurs. À la hiérarchie policière de les faire mentir.

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