Gabon : engagements non tenus, trafic d’influence, primes indûment prélevées, quand SGS Inspection tente de flouer ses employés

LE COFFRET

Sur le départ, après un peu moins d’une quinzaine d’années de sous-traitance pétrolière notamment auprès de la major Total Énergie, la filiale locale de la multinationale suisse SGS Inspection, tenterait de plier bagage sans donner leur reste à ses employés.

C’est ce qui ressort des nombreuses procédures engagées par ces derniers auprès des autorités et visant notamment à rentrer en possession d’une somme d’un peu moins de 260 millions de FCFA. Montant correspondant principalement au paiement des jours de récupération non pris au titre du repos compensatoire, au paiement des heures supplémentaires, mais également la régularisation de primes indûment prélevées aux employés par la direction générale. 

Voilà qui devrait une nouvelle fois écorner l’image déjà peu glorieuse d’un secteur pétrolier pourtant considéré comme le plus profitable de notre économie. Alors qu’elle devrait plier bagage dans quelques mois du fait de difficultés structurelles et conjoncturelles, la filiale locale de la multinationale suisse SGS Inspection, tenterait de se faire la malle en laissant à la rue ses employés.

Réclamant entre autres le paiement des jours de récupération non pris au titre du repos compensatoire, le paiement des heures supplémentaires, la régularisation de primes indûment prélevées aux employés, ou encore les primes d’assiduité, ces derniers n’en démordent pas. 

En effet, par le biais du Syndicat des employés et ex-employés du pétrole et activités connexes (Seerpac), l’un des syndicats les plus influents du pays, ils n’ont pas manqué d’interpeller leur hiérarchie sur ce qu’ils considèrent purement et simplement comme des « violations de loi répétées » pour un préjudice évalué à un peu moins de 260 millions de FCFA. Une interpellation loin d’émouvoir la direction générale représentée par Bobby Byll Mboza, qui malgré des engagements fermes, pris auprès des autorités locales notamment le gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime, semblent faire fi des réclamations de ses ex-employés. 

Multipliant selon des sources proches du dossier, des manoeuvres allant du trafic d’influence à des manipulations, alors même que l’entité mère basée à Genève aurait débloqué les fonds nécessaires à la régularisation de cette situation insoutenable pour les employés, Bobby Byll Mboza et ses proches collaborateurs, aurait lancé les grandes manoeuvres visant à les spolier.

Dernière manœuvre en date, le licenciement pour motif économique et sous l’œil bienveillant de la direction générale de l’inspection du travail, d’une vingtaine d’agents qu’il considérait comme des frondeurs. Créant au sein de son entreprise, un climat délétère dans un contexte économique pour le moins difficile, le directeur général tenterait désormais par tous les moyens de faire plier ses employés. Toute chose qui devrait logiquement interpeller les autorités compétentes.

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