Gabon : passerelle d’Akournam 2, un lieu d’insécurité devenu

LE COFFRET

Livrée en août 2021, la passerelle d’Akournam 2 est devenue dangereuse pour tout passant qui l’emprûnterait à certaines heures du soir. La raison : l’obscurité dans laquelle cet ouvrage  est désormais plongé favorise des braquages et agressions de tout genre.

Dans le cadre de son plan d’aménagement adossé au plan de remise à niveau de la voie ferroviaire (PRN), la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag) livrait en août 2021  une passerelle piétonne aux populations d’Akournam 2, dans la commune d’Owendo. Cette action de portée sociale partait du constat selon lequel les riverains traversaient quotidiennement les rails,  s’exposant aux dangers des trains qui défilent à vive allure. Mais si la passerelle réduit les accidents sur la voie ferrée, elle est  devenue un traquenard pour des personnes qui l’empruntent la nuit tombée. Après les derniers grands trafics de 21h,  pour être précis.

Plongée dans le noir, faute d’entretien des lampadaires solaires, l’ouvrage est désormais le repaire des braqueurs qui n’hésitent pas à détrousser les usagers.  « Toutes les nuits ou presque, il  y a des jeunes qui rôdent aux pieds des marches d’escalier de part et d’autre de la passerelle. Lorsque tu te retrouves en haut du passage, ils t’encerclent, t’arrachent tout et s’enfuient », raconte Mireille M., une victime qui s’est faite dépouiller de son sac il y a plusieurs jours.

Un autre d’Akournam, qui estime l’avoir échappé belle, dit avoir rebroussé chemin au moment où il a détecté des ombres étranges sur le pont.  « J’allais du côté de la SNI pour tenter d’acheter des unités Edan une nuit, vu que j’étais dans l’obscurité. Mais en m’approchant du pont, j’ai détecté des mouvements étranges de personnes dont l’objectif n’était visiblement pas de traverser la passerelle comme moi. Inquiet, j’ai préféré rebrousser chemin et dormir dans le noir. je suis sûr que si je m’étais avancé dans ce couloir, j’allais me faire braquer », a expliqué le jeune homme. 

Bien que le site n’ait pas encore enregistré de mort d’homme, cette insécurité inquiète les riverains. Ces derniers se demandent à qui incombe l’entretien de l’éclairage de cette passerelle. « La Setrag ou la mairie devrait se pencher sur ce problème avant que l’irréparable ne se produise. On ne peut plus continuer ainsi », s’indigne Guy Roger, commerçant installé au bas de la passerelle en journée.

L’insécurité sur la passerelle d’Akournam 2 n’est d’ailleurs pas un cas isolé. D’autres passages piétons et sites de la capitale sont touchés par ce fléau. Et l’absence d’éclairage public est une des données qui conforte ces brigands dans leurs méfaits.

C’est dire que  le déploiement  de 1500 policiers sur l’ensemble du territoire,  ainsi que l’a décidé le Commandement en chef de la police nationale, le 17 février dernier, pour lutter contre l’insécurité galopante, est attendu au niveau des résultats.

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