Gabon : près de 270 milliards de fcfa décaissés par l’Etat en subventions diverses en 2021

LE COFFRET

Après avoir atteint un pic à 1895 milliards de fcfa en 2019, les dépenses budgétaires ont une fois de plus augmenté en 2021. Atteignant le montant colossal de 1975,7 milliards de fcfa, selon les données fournies par la direction générale de l’économie et de la politique fiscale (Dgepf), ces dépenses ont notamment fait la part belle aux transferts et autres subventions qui ont représenté près de 270 milliards de fcfa, soit un peu plus de 13% du volume global des décaissements.

En dépit de la nécessité d’optimiser les ressources publiques pour favoriser un développement inclusif, pouvant permettre de transformer notre économie, l’exécutif s’est une nouvelle fois livré à bon nombre d’excès en 2021. Comme le révèle la direction générale de l’économie et de la politique fiscale dans son tableau de bord publié récemment, ce sont pas moins de 1975,7 milliards de fcfa qui ont été décaissés au terme de l’exercice écoulé. Une somme en hausse de plus de 4% en deux ans.

En effet, ponctuées par une masse salariale à 682,4 milliards de fcfa ou encore l’achat de biens et services pour un montant avoisinant les 233 milliards de fcfa (en hausse de plus de 14% en glissement annuel), ces dépenses sur deniers publics ont surtout mis en avant des transferts et subventions à près de 270 milliards de fcfa. En hausse de plus de 7%, du fait selon la Dgepf, « de l’accroissement de la facture liée au soutien des prix des carburants qui s’est élevé à 42,2 milliards de fcfa », ces transferts et autres subventions interpellent néanmoins quant à leur nature. 

Il faut dire que dans un pays qui compte de moins en moins d’entreprises publiques rentables, de moins en moins d’entreprises publiques solvables et un grand nombre d’entités dont la gouvernance, la gestion et la structuration ont été remises en causes par de nombreux experts, ce décaissement de près de 230 milliards de fcfa (si l’on y extrait les transferts liées au soutien des prix des carburants), interroge. D’autant plus que des entités telles que la SEEG, la CDC, le FGIS, SOGARA, qui sont à ce jour les fleurons du giron étatique, peine à apporter des résultats concrets. 

A noter que dans le sillage de ces dépenses extravagantes pour un pays qui multiplie des emprunts auprès des bailleurs de fonds, 272,8 milliards de fcfa auraient été dépensés en investissements, 153,5 milliards de fcfa auraient été engagés pour les comptes d’affectation spéciales (CAS) et 308 milliards de fcfa pour les intérêts sur la dette. Une dette dont le montant culmine selon toute vraisemblance, à plus de 7000 milliards de FCFA.

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