Le Fonds gabonais d’investissements stratégiques pas prêt à relever les défis de l’émergence ?

LE COFFRET

Gestionnaire exclusif du Fonds Souverain de la République Gabonaise et des participations non-attribuées du portefeuille de l’État gabonais, le FGIS (Fonds gabonais d’investissements stratégiques) demeure pourtant à des années lumières d’oeuvrer pour « l’amélioration des conditions de vie de la population gabonaise et des générations futures ». Entre engagements non tenus et intégrité remise en cause, comme l’ont clairement démontré les rapports relatifs à la gestion des Fonds destinés à la riposte contre la Covid-19, cet organe étatique semble n’être qu’un véritable gouffre financier. 

Né en 2012 en tant « que gestionnaire exclusif du Fonds Souverain de la République Gabonaise et des participations non-attribuées du portefeuille de l’État gabonais », le Fonds gabonais d’investissements stratégiques n’a pour l’heure, pas été en mesure de relever les défis qui lui incombent. Pourtant doté d’une enveloppe quasi illimitée à sa création, le Fonds dirigé tour à tour par Serge Mickoto et Akim Mohamed Daouda depuis 2020 reste globalement en marge d’une émergence qui se fait toujours attendre. Et c’est peu de le dire.

En effet, loin des promesses faites, il y a désormais une décennie, le gestionnaire exclusif des ressources du Fonds souverain de la République gabonaise (FSRG, ex-Fonds souverain pour les générations futures), reste une grande inconnue. De ses performances financières en demi-teinte à ses investissements peu judicieux à l’image des (10) dix milliards de fcfa investis dans Oragroup au tout début. A mille lieux de la politique gouvernementale, censée « favoriser la transformation de l’économie nationale au profit des gabonaises et des gabonais » . 

Au coeur d’une obscure « galaxie » qui n’a cessé de s’étendre au fil des ans comptant désormais pas moins de neuf filiales (Gabon Power Company, Okoumé Capital, FMCT, RISE, Luxury Green, SCG-Ré, Seteg, ou encore l’OPN), mais qui n’ont réellement prospérer, le FGIS n’a pour ainsi dire jamais réellement « contribué à l’accélération du développement du Gabon ». Toute chose qui remet en cause la gestion « responsable, saine et transparente » dont elle s’était faite garante au moment de sa création.

Avec comme faits d’armes majeurs, l’échec de la réalisation de la Marina devenue la Baie des rois, l’échec du développement des PME et start-ups à travers Okoumé Capital pourtant doté d’une grosse vingtaine de milliards de fcfa, ou encore les dérives financières opérées par l’Office pharmaceutique national (Opn) dans la gestion du Fonds dédié à la riposte contre la Covid-19, le FGIS et ses filiales qui cultivent l’opacité, restent jusque-là sans réel fondement. A des années lumières donc de ses valeurs de durabilité, d’intégrité, d’engagement et d’excellence.


D’ailleurs, dans son bulletin publié il y a un peu moins d’un an, en marge de l’accord conclu avec le gouvernement gabonais dans le cadre du mécanisme élargi de crédit (Medc), les administrateurs du Fonds monétaire international (FMI) mettaient également en cause l’importance et la gouvernance de cette entité. Chose à laquelle ledit gouvernement entendait remédier en « renforçant sa gouvernance et sa transparence ».

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