Le Gabon figure parmi les pays les plus exposés au risque de blanchiment de capitaux en 2025. Selon le classement publié par le Basel Institute on Governance, le pays occupe la 8ᵉ place mondiale et la 4ᵉ en Afrique. Il intègre ainsi le top 10 des nations les plus vulnérables. Ce classement constitue un signal d’alerte. Il met en lumière des failles structurelles persistantes. La situation préoccupe les observateurs internationaux.
Ce classement, basé sur le « Basel Anti-Money Laundering Index 2025 », évalue 177 pays à partir de 17 indicateurs liés à la corruption, à la transparence financière et à l’efficacité des dispositifs de lutte contre les crimes financiers. Les données proviennent de sources reconnues. Elles incluent le GAFI et la Banque mondiale. L’analyse se veut globale et comparative. Le Gabon y apparaît fragilisé.
L’Afrique centrale apparaît comme l’une des régions les plus touchées. La RDC, le Tchad, la Guinée équatoriale, le Gabon et la République centrafricaine constituent les cinq pays africains les plus exposés. Cette concentration régionale interpelle. Elle traduit des problèmes systémiques communs. Les mécanismes de contrôle y sont jugés insuffisants.
Les faiblesses relevées concernent notamment la transparence de l’action publique, les risques juridiques et politiques, ainsi que les insuffisances dans l’application des cadres réglementaires existants. Ces facteurs favorisent les flux financiers illicites. Ils affaiblissent la crédibilité des institutions. Les réformes engagées restent jugées timides. Les résultats tardent à se matérialiser.
Déjà en 2018, le Gabac alertait sur l’ampleur du phénomène au Gabon, en particulier dans le secteur immobilier et l’enseignement privé. Ces domaines sont cités comme des canaux privilégiés de blanchiment. Des investissements massifs y contrastent avec les revenus déclarés. Les contrôles restent limités. Les autorités sont appelées à renforcer les mécanismes de surveillance financière.











