Le dernier classement du Vienna Institute for Global Studies (VIGS) place le Gabon parmi les leaders africains en matière d’écosystème numérique, aux côtés du Cameroun, tandis que des pays comme la RCA et le Tchad restent à la traîne. La position du Gabon s’explique par ses infrastructures plus solides et la présence d’initiatives fintech et d’incubateurs.
Cependant, cette avancée reste concentrée sur les grandes villes. Les zones rurales et interurbaines souffrent encore d’un déficit d’accès au haut débit et d’infrastructures de fibre optique, limitant la portée réelle du numérique pour l’ensemble de la population. C’est tout le sens de la récente rencontre entre l’autorité de régulation des télécommunications et les opérateurs.
Le classement souligne aussi l’importance du financement et de la formation. Le Gabon doit continuer à investir dans la formation des talents digitaux pour consolider son leadership, sinon son avance pourrait être rapidement rattrapée par d’autres pays africains plus dynamiques. Là encore, la refonte en cours du ministère de l’économie numérique témoigne d’une nette volonté de migrer vers cette approche.
Pour les start-ups et investisseurs, le pays offre un environnement prometteur, mais la fragmentation géographique et les disparités régionales constituent un frein significatif à l’émergence d’un véritable hub numérique national. Cette position de leader régional met désormais le Gabon sous pression. La consolidation de l’écosystème numérique nécessitera un engagement soutenu, un suivi des investissements et une politique inclusive qui ne laisse pas les zones moins desservies en marge de la transformation digitale.











