Dans un contexte où la gouvernance des entreprises publiques en Guinée équatoriale est régulièrement remise en question, le gouvernement a lancé un plan d’audit de 700 millions de fcfa visant 27 entreprises d’État clés. Ce plan ambitieux doit permettre de remettre de l’ordre dans les finances publiques et de restaurer la confiance des investisseurs. L’objectif principal est de rendre ces entreprises plus performantes et de les rendre moins dépendantes du financement direct de l’État, une démarche cruciale pour renforcer l’économie nationale.
Le plan se concentre sur des audits de gestion interne, des analyses financières détaillées et la vérification des pratiques contractuelles. Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de rationalisation des dépenses publiques, particulièrement dans un contexte où les pays de la CEMAC cherchent à diversifier leurs économies. En Guinée équatoriale, la transformation de ces entreprises est un pas vers un secteur public plus efficient et moins vulnérable aux anomalies budgétaires.
Les entreprises ciblées dans le plan incluent des géants nationaux comme GePetrol, Sonagas, et Getesa, dont les performances affectent directement les finances de l’État. En améliorant leur gestion, le gouvernement espère non seulement diminuer les dépenses publiques mais aussi valoriser les ressources nationales, ce qui pourrait attirer de nouveaux investisseurs étrangers et renforcer la compétitivité du pays.
Ce plan d’audit a des répercussions directes sur les prestataires de services publics, qui doivent désormais se conformer à des critères de performance rigoureux. Les entreprises non conformes risquent de voir leurs contrats résiliés, ce qui ajoute une pression supplémentaire pour améliorer la qualité des services et la transparence des opérations. C’est exactement ce qu’a entrepris le Gabon quelques mois plus tôt sous l’impulsion d’Henri Claude Oyima.
Ainsi, la Guinée équatoriale fait un choix stratégique en investissant dans des réformes de gouvernance qui visent à améliorer la performance du secteur public comme l’a préconisé le FMI. Cette initiative pourrait bien devenir un modèle pour d’autres pays de la CEMAC outre que le Gabon, où la gouvernance publique reste un enjeu majeur pour attirer les investissements internationaux et assurer la stabilité économique.













