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Gabon : “0% de TVA” sur riz, lait, ciment… et si la vie chère se jouait ailleurs ?

L’exécutif vient d’enclencher une réponse rapide : suspension pour six mois des droits et taxes à l’importation, de la TVA et de la redevance de scanning sur des produits de grande consommation soumis au plafonnement des prix. Le dispositif s’inscrit dans la continuité des mercuriales successives, notamment celle de juillet 2023 qui avait élargi la liste des produits plafonnés à 67 références contre 48 auparavant. 

Les prix officiels publiés par l’administration donnent un ordre de grandeur : riz parfumé 50 lbs autour de 22 715 de fcfa, huile de palme 0,9 L à 1 000 de fcfa, sucre 1 kg à 900 de de fcfa, lait concentré entre 575 et 680 de de fcfa selon les marques. La logique est budgétaire autant que sociale. En supprimant temporairement la TVA (18%) et certains droits d’importation, l’État renonce à une part significative de recettes non pétrolières. Or ces recettes constituent l’un des piliers de la consolidation budgétaire engagée ces dernières années.

Reste le point décisif : la transmission au consommateur. Une exonération fiscale réduit un coût théorique, mais la formation des prix dépend aussi des marges commerciales, des coûts logistiques et du degré de concurrence sur le marché. Dans un environnement concentré, l’effet peut être partiellement absorbé.

S’ajoute un enjeu de crédibilité. Si la mesure ne se traduit pas par une baisse visible en rayon dans les prochaines semaines, le signal politique risque de se diluer. À l’inverse, si les contrôles sont effectifs et les prix réellement ajustés, l’exécutif pourra démontrer qu’un levier fiscal bien ciblé peut produire un impact rapide. Toute la question est celle de l’exécution. 

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