Face à la croissance rapide de la demande en électricité et au vieillissement des infrastructures, le Gabon explore la création d’un Fonds national de l’énergie. Porté par Steeve Saurel Legnongo, directeur général de la SEEG, ce mécanisme vise à moderniser le réseau, stimuler les investissements et renforcer la souveraineté énergétique du pays. À travers ce fonds, l’État entend transformer les contraintes budgétaires en un levier stratégique capable d’assurer un approvisionnement plus fiable et durable pour les citoyens et les entreprises.
Selon Steeve Saurel Legnongo, interrogé par le quotidien L’Union, ce fonds constituerait un catalyseur d’investissements, facilitant la mobilisation de capitaux publics et privés, nationaux et internationaux. « Ce fonds pourrait financer la réhabilitation des réseaux, l’intégration des énergies renouvelables, la digitalisation des systèmes de gestion et la formation des ressources humaines », précise-t-il. L’objectif est de passer d’un modèle de financement réactif et fragmenté à une stratégie planifiée et pérenne, capable d’anticiper les besoins et de limiter les interruptions coûteuses pour l’économie et catastrophique pour les ménages gabonais qui les subissent de plus en plus en 2025.
En concentrant des ressources dédiées sur le secteur, le fonds renforcerait non seulement la résilience du réseau face aux pannes et aléas climatiques, mais permettrait aussi de mieux accompagner la croissance de la demande énergétique. Pour Legnongo, il ne s’agit pas seulement d’un outil financier, mais d’un instrument de transformation structurelle visant à « bâtir un système énergétique robuste, équitable et orienté vers l’avenir, au bénéfice de l’économie nationale et du bien-être des populations. »
Ce fonds si il est mis en œuvre, pourrait constituer un signal fort pour les investisseurs et partenaires internationaux. En garantissant une meilleure traçabilité des flux financiers et des projets, il limiterait les risques de dispersion budgétaire et offrirait à la SEEG les moyens d’une modernisation durable. Dans un contexte où le secteur énergétique reste fragilisé, cette initiative apparaît comme un atout potentiel pour faire de l’électricité non seulement un service public, mais un moteur concret de diversification économique.








