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Gabon : CECA-GADIS ferme les portes d’une quarantaine de magasins 

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Les fermetures successives annoncées de plusieurs magasins CECA-GADIS à Libreville et en régions créent la stupeur parmi les consommateurs et les acteurs du secteur et réduit son réseau de 103 magasins à environ 60, lit-on dansSelon son administratrice-directrice générale, Isabelle Essonghe, cette situation est la conséquence de la suppression en 2018 de l’accompagnement de l’État. le quotidien L’Union. Longtemps considéré comme le pilier de la distribution au Gabon, le groupe se retrouve aujourd’hui au centre d’une crise silencieuse qui interroge autant son modèle économique que l’avenir du commerce de détail dans le pays.

«Conséquences de la suppression de la subvention»

Selon plusieurs sources internes, ces fermetures ne relèveraient pas d’une simple opération de restructuration, mais d’un climat financier tendu, marqué par des difficultés d’approvisionnement, des retards de paiement avec certains partenaires et une pression croissante sur les marges. La Direction générale évoque l’arrêt du soutien de l’Etat gabonais. Selon Isabelle Essonghe, administratrice-directrice générale, cette situation est la « conséquence de la suppression en 2018 de l’accompagnement de l’État ».

Cette subvention aidait la CECA-GADIS ​à accomplir un rôle de modérateur de prix, ​d’offrir des produits à un meilleur rapport qualité/prix, ​de garantir la proximité par une politique d’implantation dans toutes les localités, même les plus éloignées des centres urbains, et ​de participer à l’aménagement du territoire et au développement local, ce depuis l’année 1967. Sur le terrain, les rideaux baissés se multiplient, révélant des espaces abandonnés là où se trouvaient autrefois des points d’approvisionnement essentiels pour les ménages.

Comment garantir la continuité du service public marchand ?

L’enjeu dépasse désormais le seul périmètre de l’entreprise. CECA-GADIS, dans lequel l’État détient 35% du capital depuis 2024, occupe une fonction stratégique dans la sécurité alimentaire et la stabilisation des prix. Voir des magasins fermer alors que l’État est devenu partie prenante pose une question simple : comment garantir la continuité du service public marchand si la principale chaîne du pays ralentit sa cadence ?

Ces signaux doivent être lus dans un contexte élargi. Le secteur de la grande distribution fait face à une concurrence accrue, principalement portée par les enseignes étrangères, tandis que les coûts logistiques explosent. CECA-GADIS, qui porte historiquement le poids d’un vaste réseau national, peine à absorber ces chocs successifs. Résultat : les sites jugés moins rentables sont mis en sommeil, au risque d’aggraver la fracture commerciale entre les zones urbaines et rurales.

Dans ce paysage incertain, les consommateurs restent les premiers impactés, notamment à l’intérieur du pays où l’enseigne représentait parfois l’unique point d’approvisionnement structuré. Pour l’État comme pour le secteur privé, la question est désormais posée : faut-il relancer CECA-GADIS, repenser son modèle, ou envisager une transformation plus profonde pour éviter que la chaîne ne perde définitivement son statut de colonne vertébrale de la distribution gabonaise ?

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