Africa Global Logistics (AGL) a officiellement formulé une demande d’extension de sa zone logistique sur la plateforme d’Owendo. Actuellement, la société exploite 9 hectares dans le cadre d’une convention d’amodiation avec l’Office des Ports et Rades du Gabon (OPRAG). L’ambition présentée au ministre d’État Ulrich Manfoumbi Manfoumbi est d’obtenir 7 hectares supplémentaires sur des espaces adjacents actuellement non valorisés.
Cette demande de foncier est justifiée par la nécessité d’accroître les capacités de stockage et de traitement des flux logistiques. Pour AGL, cette extension est le préalable indispensable à une première phase d’investissement massif estimée à plusieurs milliards de francs fcfa. L’entreprise soutient que cette croissance spatiale permettra d’améliorer la compétitivité du port et de répondre à la demande croissante des opérateurs économiques.
L’État examine ce dossier avec une attention particulière, car il touche à la gestion du domaine public portuaire. L’attribution de ces 7 hectares supplémentaires renforcerait l’empreinte d’AGL sur le hub logistique national. Le ministre a donc instruit les directions techniques d’évaluer la faisabilité de cette extension, en veillant à ce que l’occupation du domaine soit optimisée au profit de l’économie globale.
L’enjeu est de transformer des terrains « non valorisés » en actifs productifs générateurs de revenus et d’emplois. Cependant, cette expansion foncière doit s’aligner sur le schéma directeur global de la zone portuaire d’Owendo. L’arbitrage gouvernemental devra concilier les besoins d’expansion d’un partenaire historique et la nécessité pour l’État de garder une maîtrise sur le développement futur des infrastructures critiques.
Si elle est accordée, cette extension de 7 hectares porterait la superficie totale exploitée par AGL à 16 hectares, consolidant ainsi sa position centrale dans la logistique gabonaise. Cette démarche souligne la confiance de l’opérateur dans le potentiel de croissance du marché local. L’issue de ce dossier foncier sera un indicateur clé de la réactivité de l’administration face aux besoins de croissance du secteur privé.














