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Gabon : décentralisation, digitalisation, anticorruption… les piliers de l’État version Oligui Nguéma 

le coup de coeur

Le triptyque décentralisation-digitalisation-lutte contre la corruption est présenté comme la colonne vertébrale de la nouvelle gouvernance. Ces leviers sont pertinents, largement documentés et souvent invoqués dans les discours officiels. Ils figurent pourtant dans presque tous les programmes depuis plus de quinze ans. Leur récurrence pose question : s’ils sont si centraux, pourquoi produisent-ils si peu d’effets visibles ?

La décentralisation reste l’un des grands angles morts de l’État gabonais. Annoncée, relancée, promise par les différents gouvervenements depuis l’ère Ali Bongo, elle se heurte toujours à la réticence du pouvoir central à céder une part réelle de décision, de ressources et de contrôle sous l’ère Oligui Nguéma. Les collectivités locales restent dépendantes de transferts irréguliers et insuffisants, limitant leur capacité d’action réelle.

La digitalisation, souvent présentée comme la solution miracle, s’est jusqu’ici traduite par des plateformes fragmentées, peu interopérables et parfois sous-utilisées. Sans fiabilité des données, sans formation des agents et sans refonte des procédures, le numérique devient un vernis technologique plus qu’un outil de transformation.

Quant à la lutte contre la corruption, elle reste essentiellement déclarative tant que les mécanismes de sanction restent sélectifs. Ce communiqué réaffirme des principes sans préciser comment ils échapperont au sort de leurs prédécesseurs. Le risque est clair : que ces piliers demeurent des slogans de gouvernance, sans transformation réelle des pratiques de l’État. C’est un réel défi qui attend le président Oligui Nguéma pour ce mandat. Saura-t-il briser la malédiction qui a poursuivi Ali Bongo lors de ces deux mandats ? Wait and see.

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