L’adoption du statut particulier du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts lors du conseil des ministres de ce lundi 29 décembre, marque un tournant dans la politique de protection environnementale. Les agents bénéficient désormais d’un cadre juridique adapté à des missions à forte contrainte sécuritaire.
Cette évolution traduit une reconnaissance de la nature sensible et risquée de leurs interventions. Elle renforce également l’autorité de l’État sur le terrain. Selon des données internationales, l’exploitation forestière illégale représente jusqu’à 15 % du commerce mondial du bois. En Afrique centrale, ce phénomène constitue une source majeure de pertes économiques et fiscales.
Malgré ses politiques de conservation, le Gabon reste confronté à des réseaux structurés de criminalité environnementale. Le nouveau statut renforce la discipline, la hiérarchie et les capacités opérationnelles du corps. Il prévoit aussi des mécanismes d’intégration et de formation pour les écogardes et agents non permanents.
Cette professionnalisation vise à améliorer l’efficacité des opérations de contrôle et d’intervention. Sur le plan économique, la sécurisation des forêts permet de préserver les revenus issus du bois, de la faune et de l’écotourisme. Ces secteurs constituent des sources potentielles de diversification économique.
La lutte contre l’exploitation illégale devient ainsi un enjeu budgétaire autant qu’environnemental.
Cette réforme illustre une approche où la protection de la nature est intégrée aux priorités de sécurité nationale. La forêt est désormais considérée comme un pilier de la souveraineté économique du pays.











