Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit d’effectuer une visite de ses équipes au Gabon au mois de février, dans le cadre des échanges en cours avec les autorités gabonaises. Cette mission s’inscrit dans la continuité du dialogue engagé depuis la transition politique, alors même qu’aucune demande formelle de programme économique soutenu par le FMI n’a, à ce stade, été officiellement soumise par Libreville.
Cette précision intervient quelques jours après la publication d’un communiqué du ministère de l’Économie et des Finances annonçant la volonté du gouvernement de mettre en œuvre un programme de croissance économique avec l’appui du FMI. Selon les autorités gabonaises, les discussions techniques et institutionnelles avec le Fonds se sont récemment intensifiées, sous l’impulsion du nouveau ministre de l’Économie, Thierry Minko, nommé début janvier lors du remaniement gouvernemental.
Du côté du FMI, le message se veut mesuré. « Bien que les autorités aient annoncé leur intention de travailler en vue d’un programme soutenu par le FMI, nous n’avons pas encore reçu de demande formelle », a souligné le porte-parole, tout en confirmant le renforcement de l’engagement entre les deux parties. La mission prévue en février aura pour objectif d’évaluer la situation macroéconomique et budgétaire du pays, ainsi que d’échanger sur les orientations de réformes et de politiques publiques envisagées par le gouvernement.
Ces discussions interviennent dans un contexte financier plus contraint pour le Gabon. En décembre, l’agence de notation Fitch a abaissé la note souveraine du pays, évoquant un affaiblissement significatif de l’appétit des investisseurs pour la dette gabonaise. Le pays dépend de plus en plus des marchés régionaux de capitaux pour couvrir ses besoins de financement, alors que les conditions d’accès aux marchés internationaux restent difficiles.
Les autorités gabonaises, pour leur part, ont récemment écarté toute perspective de restructuration ou de reprofilage de la dette. Elles ont également indiqué travailler à une révision de la base de calcul du produit intérieur brut (PIB), une démarche susceptible d’améliorer certains ratios macroéconomiques clés, notamment le ratio dette/PIB. Dans ce contexte, la poursuite des échanges avec le FMI apparaît comme une étape de cadrage et de clarification, préalable à toute éventuelle formalisation d’un programme.











