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Gabon : la fiscalité placée au cœur des attentes en 2026

le coup de coeur

Avec des recettes fiscales projetées à 2 404 milliards de fcfa en 2026, contre environ 1 850 milliards de fcfa estimés en 2024, l’État gabonais mise clairement sur un renforcement de la mobilisation interne. Cette hausse attendue de près de 30 % constitue l’un des principaux leviers de soutenabilité du budget dans un contexte de ressources pétrolières volatiles.

Plusieurs hypothèses sont adossées à cette trajectoire : élargissement de l’assiette fiscale, amélioration du recouvrement, lutte accrue contre la fraude et meilleure intégration du secteur informel. Le gouvernement table également sur la montée en puissance de certaines taxes indirectes et parafiscales, ainsi que sur une administration fiscale plus digitalisée.

Toutefois, cette ambition fiscale pose une équation délicate. La pression sur les entreprises reste déjà élevée dans un environnement économique marqué par une croissance modérée et des coûts de production importants. Une fiscalité mal calibrée pourrait freiner l’investissement privé et peser sur la compétitivité.

La montée en puissance de la fiscalité est d’autant plus stratégique que la pression fiscale globale du Gabon reste relativement modérée, estimée autour de 13 à 14 % du PIB, contre une moyenne de 18 à 20 % dans plusieurs économies africaines comparables. Cette marge théorique laisse entrevoir un potentiel de recettes additionnelles de 300 à 500 milliards de fcfa à moyen terme, à condition d’élargir l’assiette sans pénaliser excessivement l’activité formelle. 

Le défi pour l’heure sera d’intégrer progressivement le secteur informel, qui représenterait plus de 40 % de l’activité économique, tout en sécurisant les recettes existantes. Sans réforme structurelle de la fiscalité, la hausse projetée à 2 404 milliards de fcfa pourrait rester en partie théorique.

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