La Poste SA continue d’absorber des milliards de fcfa chaque année sans générer de résultats tangibles. Selon le ministre de la Communication, Paul-Marie Gondjout, l’entreprise coûte 7 milliards de fcfa par an à l’État pour moins de 1 milliard de recettes, illustrant un déséquilibre structurel qui perdure depuis des années et qui semble entretenu par l’État au profit de quelques privilégiés.
Au-delà des chiffres, le problème touche les épargnants. L’État a inscrit 10 milliards de fcfa dans le budget 2024 pour les rembourser qui ont pris « une destination inconnue » pour certains interrogés par nos soins, mais cette mesure intervient après des années de gestion opaque et de promesses non tenues. Certains épargnants, privés de leur argent, « peinent aujourd’hui à couvrir leurs besoins essentiels et vivent dans une grande précarité ».
Pour quelques affidés, La Poste SA est restée une mine d’or, avec accès à des avantages et flux financiers qui échappent à la majorité. Mais pour la grande majorité des épargnants, l’entreprise s’apparente à un véritable trou noir : des vies ont été profondément impactées, et plusieurs personnes sont même mortes faute d’accès à leur épargne.
Les dysfonctionnements internes mêlant absentéisme, mauvaise gouvernance et inefficacité des services, ont aggravé la situation, transformant une institution publique en machine à pertes pour les finances publiques et en cauchemar pour ses clients. Le besoin d’une réforme radicale est désormais irréversible.
Il est clair que sans une réforme radicale et immédiate, La Poste SA continuera de siphonner l’argent public et de précipiter les épargnants dans la détresse. Les solutions évoquées entre privatisation partielle, filialisation ou simple réorganisation, restent timides face à l’ampleur du problème. Tant que la gouvernance restera défaillante et que les pratiques opaques perdureront, l’entreprise restera un trou noir financier, incapable de remplir sa mission, au détriment des citoyens et des contribuables qui paient la facture.








