La Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon (SAEG SA) et Assala Gabon viennent de conclure à Libreville, un partenariat stratégique portant sur la collecte, le regroupement et la commercialisation des productions agricoles locales issues des coopératives et producteurs situés dans les zones d’intervention d’Assala, principalement dans les provinces de l’Ogooué-Maritime et de la Ngounié.
Cet accord s’inscrit dans la dynamique nationale de renforcement de la production locale et de souveraineté alimentaire, portée par les autorités gabonaises, dans un contexte marqué par la lutte contre la vie chère et la nécessité de mieux structurer les débouchés agricoles. L’enjeu est moins l’augmentation immédiate des surfaces cultivées que la sécurisation des marchés pour des producteurs souvent confrontés à l’irrégularité des circuits de vente.

Sur le plan opérationnel, le partenariat prévoit la mise en place d’un dispositif logistique intégré. Celui-ci repose sur l’organisation de la collecte au plus près des bassins de production, le transport et le regroupement des produits, ainsi que l’accès à des circuits de commercialisation réguliers. L’objectif affiché est de réduire les pertes post-récoltes, améliorer la qualité et assurer une disponibilité plus constante des produits agricoles locaux sur les marchés.
Pour la SAEG SA, ce partenariat confirme son positionnement comme outil public de structuration des filières agricoles et de développement des circuits de commercialisation. L’entreprise entend jouer un rôle d’agrégateur, en facilitant la mise en relation entre producteurs organisés et débouchés solvables, dans une logique de professionnalisation progressive des filières vivrières. De son côté, Assala inscrit cette initiative dans sa démarche de responsabilité sociétale (RSE). En soutenant les coopératives agricoles des zones riveraines de ses sites d’exploitation, l’opérateur pétrolier cherche à contribuer au développement économique local à travers un modèle générateur de revenus et d’emplois ruraux, au-delà de son cœur d’activité énergétique.

Les deux partenaires affichent enfin une ambition de réplicabilité à l’échelle nationale. Les résultats attendus seront mesurés à travers plusieurs indicateurs : volumes collectés et commercialisés, évolution des revenus des coopératives, amélioration de la disponibilité des produits locaux et contribution à la réduction des importations alimentaires. Les actions opérationnelles doivent démarrer immédiatement, avec la mise en place d’un cadre de coordination et de suivi chargé d’assurer l’efficacité du dispositif.











