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Gabon : le litige SAG-AFCONS, symptôme de l’incapacité de l’État à structurer ses grands projets ?

le coup de coeur

Le différend opposant la Société Autoroutière du Gabon (SAG) à l’entreprise indienne AFCONS dépasse largement un simple contentieux contractuel. Il s’est imposé comme un test grandeur nature de la capacité de l’État gabonais à piloter des projets d’infrastructures complexes, dans un cadre de partenariat public-privé.

Au cœur du litige figure l’axe stratégique Nkok-Ntoum (environ 81 km), intégré au projet plus large de la Transgabonaise, corridor routier de plus de 780 km censé relier les principaux pôles économiques du pays. Retards d’exécution, tensions sur les paiements, ajustements contractuels non stabilisés : le chantier a accumulé les dysfonctionnements, au point de nécessiter des arbitrages au plus haut niveau de l’État et d’entrer dans le champ diplomatique avec l’Inde.

Ce dossier met en lumière une faiblesse structurelle récurrente : des montages contractuels insuffisamment sécurisés, une capacité limitée de suivi financier et une gouvernance éclatée entre les différentes parties prenantes publiques. Pour les investisseurs étrangers, le signal est problématique : même des projets jugés prioritaires peuvent se retrouver enlisé dans des conflits longs et coûteux.

À travers le cas SAG-AFCONS, c’est donc la crédibilité globale de la politique d’infrastructures qui est en jeu. Tant que l’État n’aura pas renforcé ses outils de structuration, d’arbitrage et de sécurisation juridique, chaque grand chantier risque de devenir un point de friction, plutôt qu’un levier de compétitivité.

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