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Gabon : le scandale de la SEEG dévoilé, 60% de l’eau produite finit dans le sol !

Le chiffre est tombé comme un couperet, glaçant d’effroi les ménages gabonais qui subissent les coupures à répétition : 60% de l’eau traitée par la SEEG n’arrive jamais au robinet. Invitée sur Gabon 24, Claudia Ognanha Opepet a levé le voile sur une gestion technique aux abois, où le réseau de distribution, rongé par la vétusté, fuit littéralement de partout. C’est un véritable naufrage industriel qui se joue sous nos pieds.

Pour 100 mètres cubes qui sortent des usines de production, seuls 40 parviennent aux consommateurs. Pendant que les habitants du Grand Libreville courent après les bidons d’eau, des millions de litres d’eau potable s’évaporent chaque jour dans le sol. Ce déficit de rendement, couplé à une explosion démographique qui a atteint 1,5 million d’habitants dans la capitale, explique pourquoi le système est aujourd’hui en état de mort clinique.

Face à cette hémorragie, la SEEG tente un massage cardiaque avec un plan d’urgence. Quatorze forages stratégiques sont en cours de réhabilitation entre le Nord et le Sud de Libreville. L’objectif immédiat est d’injecter 600 mètres cubes supplémentaires par heure dans le réseau. C’est une course contre la montre pour stabiliser une situation sociale qui menace d’exploser à chaque nouvelle journée de « robinet sec ».

L’horizon 2027 est désormais la date fétiche des autorités. La stratégie repose sur deux piliers : produire plus, mais surtout réparer mieux. La SEEG projette d’atteindre 280 000 m³ par jour l’année prochaine, pour viser à terme les 320 000 m³. Mais sans une rénovation lourde des canalisations qui datent parfois de l’ère pré-indépendance, ces investissements risquent de continuer à nourrir les nappes phréatiques plutôt que les verres des Gabonais.

Au-delà des chiffres, c’est la crédibilité de la transition qui se joue sur ce dossier. L’eau potable est un droit constitutionnel qui, à Libreville, ressemble encore trop souvent à un luxe de loterie. Si la SEEG ne parvient pas à boucher les trous de son réseau et de sa gestion, les promesses de 2027 ne seront qu’un mirage de plus dans un désert de tuyaux percés.

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