Le 12 avril 2025, Brice Clotaire Oligui Nguema a été élu président avec 94,85 % des voix. Au-delà du symbole politique, le rapport de la BAD analyse cet événement comme un tournant économique majeur. Ce résultat, avec une participation de 70,11 %, marquait la fin officielle de la période de Transition et le retour à l’ordre constitutionnel.
Pour les marchés financiers internationaux, cette stabilité retrouvée était essentielle. Le Gabon a connu des périodes de tensions qui ont renchéri le coût de sa dette. Avec un taux d’endettement de près de 75 % du PIB, le pays a besoin de rassurer les investisseurs pour refinancer ses obligations à des conditions plus favorables et éviter une crise de la dette.
La légitimité issue de ce scrutin a permis au gouvernement de négocier avec plus de force auprès des institutions comme le FMI et la Banque Mondiale. Le rapport de la BAD indique que le retour à l’ordre constitutionnel était la condition sine qua non pour mobiliser les 1,18 milliard de dollars nécessaires chaque année pour le développement. Sans stabilité politique, ces financements resteraient bloqués ou trop coûteux.
Le défi pour le nouveau mandat est désormais de transformer ce capital politique en résultats socio-économiques tangibles. Le gouvernement doit s’attaquer à la réduction du déficit budgétaire, qui était de 3 % du PIB en 2024, tout en maintenant un niveau d’investissement public élevé pour soutenir la croissance du BTP et des services.
Ce climat politique apaisé est également un signal positif pour les investissements directs étrangers (IDE). En garantissant la continuité de l’État et la sécurité juridique, le Gabon espère diversifier ses partenaires économiques au-delà de ses alliés traditionnels, en attirant des capitaux vers l’agro-industrie, le tourisme et les nouvelles technologies.














