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Gabon : Ntoutoume Ayi dynamite la méthode et suggère que “les prix ne se pilotent pas, les revenus oui”

Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, député et ancien directeur général de la dette, déplace le débat de la vie chère sur un terrain plus structurel. Selon lui, les blocages de prix et exonérations successives ne s’attaquent pas à la racine du problème : l’érosion du revenu réel. Dans une économie largement dépendante des importations, les prix du blé, du riz ou du lait restent dictés par les marchés internationaux et le coût du fret.

Les données d’inflation confirment cette exposition. L’indice des prix montre une progression annuelle autour de 1,1% début 2025, avec une inflation plus marquée sur les produits importés que sur les produits locaux. À l’échelle régionale, la CEMAC reste au-dessus du seuil de convergence de 3%, avec une inflation estimée à 4,4% en moyenne annuelle fin 2024.

Son autre argument est budgétaire : les mesures généralisées profitent indistinctement aux ménages aisés et modestes. L’effet redistributif est donc faible au regard du coût pour les finances publiques. Il soulève implicitement une question de fond : faut-il continuer à subventionner indirectement la consommation, ou basculer vers des transferts directs et ciblés ? 

Ce choix implique une capacité administrative robuste pour identifier les bénéficiaires, mais aussi une discipline budgétaire rigoureuse. La réforme des revenus n’est pas seulement économique, elle est institutionnelle. La question du salaire minimum s’impose donc mécaniquement. Le SMIG est généralement présenté à 80 000 de fcfa, tandis que le revenu minimum mensuel (RMM) fixé en 2010 s’établit à 150 000 de fcfa net. Toute revalorisation significative aurait un effet immédiat sur le pouvoir d’achat des salariés du secteur formel.

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