Conformément aux exigences de la Ve République et au principe de séparation des pouvoirs désormais pleinement opérationnel, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a officiellement accepté, le 14 novembre 2025, la démission des 18 ministres élus députés lors des législatives du 12 octobre. Une étape institutionnelle majeure, prévue par l’article 73 de la nouvelle Constitution, qui impose l’incompatibilité entre fonction gouvernementale et mandat parlementaire.
Processus institutionnel maîtrisé
Cette séquence politique marque la première application d’ampleur du nouveau cadre constitutionnel, avec le départ coordonné de personnalités clés de l’exécutif. Le Vice-Président sortant, également concerné par ce mouvement, a présenté au Chef de l’État un bilan d’étape couvrant ses sept mois de coordination de l’action gouvernementale, soulignant les réformes engagées depuis l’entrée en vigueur de la Ve République. Une manière d’inscrire ces démissions dans un processus institutionnel maîtrisé plutôt que dans une rupture.
Dans une adresse solennelle, le Président Oligui Nguéma a rappelé aux ministres sortants les obligations constitutionnelles liées à leur nouveau statut, tout en saluant « l’installation progressive et effective » des mécanismes de la Ve République dans les pratiques de gouvernance. Pour le Chef de l’État, ce basculement illustre la consolidation d’une architecture politique plus lisible, où les fonctions exécutives et législatives ne se chevauchent plus.
Intérim assuré par les ministres restants
Selon le communiqué du Secrétariat général de la Présidence, assuré par Murielle Minkoue ép. Mintsa, l’intérim des partants sera pris en charge par les 13 membres restants du gouvernement. Une réorganisation interne qui devra assurer la continuité de l’action publique dans des portefeuilles majeurs tels que l’Environnement (Mays Mouissi), les Transports (Ulrich Manfoumbi Manfoumbi), l’Énergie (Philippe Tonangoye), la Santé (Adrien Mougougou) ou encore la Défense nationale (Brigite Onkanowa).
Dans l’immédiat, les ministres non démissionnaires sont chargés d’expédier les affaires courantes et de traiter les dossiers urgents. Ce passage de relais, qui intervient à un moment charnière des réformes institutionnelles, ouvre désormais une nouvelle phase politique : l’installation complète du nouveau Parlement et la probable recomposition d’une équipe gouvernementale adaptée aux exigences de la Ve République.








