Le renforcement du monopole de l’État dans le secteur des jeux entraîne l’abrogation du cadre institutionnel antérieur. La Commission supérieure des jeux de hasard est supprimée au profit d’une gouvernance unifiée. Cette décision vise à simplifier la régulation et à améliorer le contrôle des flux financiers. Elle traduit une volonté de reprise en main totale du secteur.
Le gouvernement estime que le modèle précédent ne permettait pas une remontée optimale des recettes vers le Trésor. Dans plusieurs pays africains, la fiscalité des jeux reste largement inférieure à son potentiel réel. Le Gabon entend éviter cette situation en internalisant la gestion du secteur.
Avec la Gabonaise des Jeux (GDJ), l’État captera directement les profits issus des jeux et limitera les sorties de capitaux. Le nouveau cadre vise également à renforcer la protection des joueurs et la transparence des opérations. Le cahier des charges impose des obligations strictes aux exploitants.
Sur le plan économique, cette recentralisation sécurise une source de revenus réguliers. Elle offre une meilleure visibilité budgétaire et réduit la dépendance à des ressources volatiles. Les jeux deviennent un outil de politique financière. Une réforme qui semble traduire une volonté de souveraineté financière dans un secteur à fort impact social et économique.











