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Gabon : quand le marché intérieur finance presque toute la dette de l’État

le coup de coeur

Au 31 octobre 2025, le financement public du Gabon atteint 2 416 milliards de fcfa. Sur ce total, 1 783,7 milliards de fcfa proviennent du marché intérieur, soit près de trois quarts des ressources mobilisées, tandis que les financements extérieurs ne représentent que 632,3 milliards de fcfa. Les principales sources locales sont les Obligations du Trésor Assimilables (OTA) pour 1 480,8 milliards de fcfa, suivies d’un emprunt obligataire à tranches multiples de 248,4 milliards de fcfa et d’emprunts bancaires pour 50 milliards de fcfa.

Le poids de la dette intérieure se reflète directement dans le service global de la dette, qui s’élève à 1 736,8 milliards de fcfa à fin octobre 2025. Sur ce montant, 1 119,1 milliards de fcfa sont dus au titre de la dette intérieure, dont 964,6 milliards de fcfa de remboursements en capital et 154,4 milliards de fcfa d’intérêts. Ainsi, près des deux tiers du service de la dette reposent sur les engagements domestiques, confirmant le rôle central du marché intérieur dans la gestion des obligations publiques.

L’encours global de la dette publique gabonaise atteint 8 606,6 milliards de fcfa, répartis presque équitablement entre 4 391,9 milliards de fcfa de dette intérieure et 4 214,8 milliards de fcfa de dette extérieure. La dette intérieure est dominée par les engagements envers le marché financier régional, qui représentent 3 218,5 milliards de fcfa, loin devant les dettes bancaires (446,9 milliards de fcfa) et les moratoires (726,5 milliards de fcfa).

Sur un an, l’encours total de la dette a augmenté de 1 473,5 milliards de fcfa, soit une progression de 20,7% par rapport à décembre 2024. Cette hausse est largement portée par les émissions sur le marché régional, confirmant que ce dernier est devenu le principal vecteur de mobilisation de ressources pour l’État.

Cette concentration du financement sur le marché intérieur illustre la dépendance croissante de l’État gabonais à ses créanciers locaux. Si cette stratégie permet de couvrir les besoins budgétaires et de gérer la dette courante, elle confère au marché intérieur un rôle déterminant dans la trésorerie de l’État et souligne l’importance de suivre de près la soutenabilité de ces engagements à moyen terme.

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