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Gabon : SATRAM, le bagne moderne au cœur de Port-Gentil

À Port-Gentil, SATRAM n’est plus une entreprise, c’est un bagne moderne. Les travailleurs, privés de salaire depuis 2021 pour les plus « chanceux », sont les otages d’une gestion qui semble les avoir rayés des effectifs tout en les maintenant sous contrat. Cette situation de « mort civile » forcée, où l’on doit travailler sans espoir de rémunération, est une violation flagrante des droits de l’homme et du travail au vu et au su de tous.

La résilience des employés a atteint ses limites. Les récits de foyers brisés, d’enfants déscolarisés et de maladies non soignées faute de moyens financiers hantent les allées de la société. Le contraste avec les actifs immobiliers et logistiques de l’entreprise est insupportable. Comment peut-on posséder des engins de plusieurs millions et ne pas payer un salaire de base ? C’est l’image d’un capitalisme sauvage qui dévore ses propres enfants.

L’appel à la justice lancé par les travailleurs est un cri de désespoir. Ils exigent la saisie des actifs restants pour couvrir, même partiellement, les années de labeur impayées. Chaque jour de silence administratif supplémentaire est perçu comme une complicité tacite avec les dirigeants de SATRAM. À Port-Gentil, la tension sociale est telle que l’affaire menace de déborder au-delà des murs de l’entreprise.

La question de la cessation de paiements dissimulée auprès de la CCJA est au centre du litige. Si cette manœuvre est confirmée, elle constituerait une fraude juridique majeure. Les travailleurs refusent de voir leur entreprise « vidée de sa substance » au profit de prête-noms ou de sociétés écrans. Ils réclament la transparence sur les flux financiers qui ont permis à certains cadres de prospérer pendant que les ouvriers sombraient dans la misère.

SATRAM est une tache sur le blason industriel du Gabon. Tant que ce bagne moderne existera à Port-Gentil, aucun discours sur le progrès social ne sera crédible. La résolution de cette crise ne passera pas par des promesses de « plan de redressement », mais par le rétablissement immédiat des droits des travailleurs et le châtiment de ceux qui ont orchestré leur ruine.

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