La filiale gabonaise de TotalEnergies a enregistré en 2025 un chiffre d’affaires de 418 millions de dollars, contre 465 millions un an plus tôt, soit un recul de 10 %. Cette contraction intervient alors même que les volumes commercialisés ont progressé de 7 % sur l’exercice. La baisse des prix internationaux a donc plus que compensé l’effet positif des ventes supplémentaires.
Cette situation traduit la forte dépendance du modèle économique de la société aux fluctuations des marchés pétroliers mondiaux. Le prix moyen du Brent s’est établi à 69,1 dollars le baril en 2025, en baisse de 14 % par rapport à 2024 où il atteignait 80,8 dollars. Le brut vendu par TotalEnergies EP Gabon a suivi la même trajectoire, avec un prix moyen réalisé de 65,3 dollars contre 77,2 dollars un an plus tôt. Ce différentiel de près de 12 dollars par baril a pesé mécaniquement sur les revenus, malgré une commercialisation accrue des volumes produits. La sensibilité aux prix demeure ainsi le principal facteur de volatilité des résultats.
La production s’est établie à 16 000 barils par jour, en recul de 6 % par rapport aux 17 000 barils quotidiens de 2024. La société explique cette baisse par des arrêts planifiés sur les champs d’Anguille et de Torpille au deuxième trimestre. Ces opérations de maintenance, indispensables à la fiabilité des installations, ont temporairement réduit la capacité productive. La hausse des volumes vendus suggère toutefois une gestion active des stocks et une optimisation logistique.
L’exercice 2025 met en évidence un paradoxe devenu classique du secteur pétrolier : des performances commerciales en amélioration peuvent être neutralisées par un environnement de prix défavorable. Pour 2026, l’opérateur pétrolier devra composer avec un marché mondial dont les perspectives restent incertaines. La trajectoire des cours du Brent continuera de déterminer largement la performance financière de la filiale gabonaise.
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