Le gouvernement gabonais a décidé ce jeudi en conseil, de publier l’ensemble des conventions minières et de lancer un audit exhaustif couvrant la période 2010-2024. Cette démarche s’inscrit dans l’optique d’un futur accord avec le FMI et vise à renforcer la crédibilité et la transparence du secteur minier, moteur essentiel de l’économie nationale.
Cette initiative intervient après l’échec du MEDC 2021-2024, dont l’exécution avait été suspendue avant son terme. Le Gabon cherche désormais à démontrer qu’il peut tenir un programme sérieux, à l’image du Congo, seul pays de la CEMAC à achever un programme FMI sans interruption malgré une dette élevée.
L’audit devrait permettre d’identifier les failles dans la gestion des conventions et de mettre en place des standards rigoureux. Mais la mise en œuvre concrète de ces recommandations sera déterminante : sans suivi effectif, la publication des contrats restera un geste symbolique.
Les investisseurs et institutions financières observeront attentivement les résultats. La crédibilité du Gabon dépendra non seulement de la transparence formelle, mais aussi de la capacité du gouvernement à traduire ces audits en actions concrètes et à garantir des pratiques équitables.
En parallèle, cette mesure pourrait servir de signal fort pour attirer des financements et des partenaires internationaux, en montrant que le Gabon entend aligner sa gouvernance minière sur des standards élevés. Reste à voir si cette stratégie se traduira par des réformes tangibles et durables.











