Ce 30 octobre 2025 à Libreville, le Ministère du Pétrole et du Gaz a officiellement paraphé avec la Gabon Oil Company (GOC) le Contrat d’Exploitation et de Partage de Production (CEPP) « Konzi–Ayol n° G5‑146 ». Cet accord marque une étape importante dans la volonté de l’État gabonais de redynamiser deux champs pétroliers offshore, Konzi et Ayol, longtemps sous‑exploités, afin de renforcer la souveraineté énergétique nationale.
D’après la GOC, le champ Konzi, découvert dans les années 1960 et mis en production au début des années 1980, présente encore un potentiel d’environ 1,8 million de barils exploitables. Ce, grâce à des techniques de relance comme le gaslift et l’optimisation des puits. De son côté, Ayol, inactif depuis 2010 selon les sources, est estimé à près de 48 millions de barils avec une pression de réservoir favorable. Ce qui en fait un site prometteur pour une remise en production rapide.
Le modèle retenu à savoir : le partage de production, garantit à l’État une participation renforcée dans la commercialisation et la gestion, ce qui traduit un recentrage de la politique pétrolière du Gabon vers une plus grande maîtrise nationale. L’accord intervient dans un contexte où le secteur pétrolier est soumis à des défis structurels : recul de la production mature, pression sur les marges, transition énergétique.
En relançant Konzi et Ayol, l’État entend non seulement augmenter les volumes, mais aussi utiliser cet afflux potentiel pour financer des priorités internes, renforcer les capacités locales et réduire la dépendance aux acteurs étrangers. Par ailleurs, la GOC, société publique 100% détenue par l’État gabonais, se voit confier un rôle opérationnel plus central dans cette dynamique.
Sur le plan technique et environnemental, le CEPP prévoit la réhabilitation des infrastructures existantes, la sécurisation des installations et l’application des normes HSE internationales. Cette approche est en ligne avec les engagements du Gabon en matière de gouvernance des ressources naturelles et de valorisation durable.
Le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema, a souligné que l’accord ne se limitait pas à un renouvellement de production, mais traduisait une relation renouvelée entre l’État et son patrimoine hydrocarbures. Plutôt que de privilégier uniquement les nouveaux blocs, l’État mise également sur la valorisation des actifs historiques qu’il contrôle, à travers sa société nationale.








