Record Resources met le Gabon au centre de son virage stratégique et l’entreprise n’arrive pas seule et n’arrive pas “plein pot” non plus. Le bloc concerné est l’offshore C-7 rebaptisé Ngulu, adossé à une promesse de développement “à cycle court” via le prospect Loba. Dans ses communications officielles, Ngulu est présenté comme un actif à “near-term oil production potential”, avec des infrastructures existantes annoncées à proximité (logique de coûts plus bas et de mise en production plus rapide).
Le point clé, c’est la répartition des intérêts et du risque. Le PSC signé sur Ngulu structure un tour de table où ReconAfrica est opérateur avec 55%, Record Resources 20%, Gabon Oil Company (GOC) 15%, et l’État gabonais 10% porté (“carried”). Autrement dit, la présence de l’État est actée, mais la charge initiale de l’exécution opérationnelle repose sur l’opérateur et ses partenaires. C’est une différence majeure avec l’image d’un “nouvel entrant qui investit massivement” : le montage cherche d’abord à verrouiller le risque technique avant l’engagement financier lourd.
La feuille de route 2026 s’inscrit dans cette logique : avant le forage, Record annonce un retraitement des données sismiques 3D pour réduire le risque d’exploration, puis l’obligation contractuelle de forer un puits sur la période initiale. Là encore, l’Inside angle, c’est le calendrier : la sismique “optimisée” sert à reclasser les volumes, à améliorer la sélection de l’emplacement et à justifier ou non, le passage en phase de forage.
Côté financement, Record a communiqué sur un placement privé de 1,9 million $ (1,1 milliard de fcfa) pour soutenir ses initiatives stratégiques autour de cette entrée au Gabon. C’est donc un ticket de préparation, pas sur un ticket de développement. La bascule vers de vrais CAPEX dépendra de la lecture finale des données et du scénario “commercial” autour de Loba.











