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​Pétrole : vers un baril à 150 dollars ?

​Le ministre de l’Énergie du Qatar, Saad al-Kaabi, tire la sonnette d’alarme face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient. Selon ses récentes déclarations au Financial Times, le marché pétrolier mondial est au bord d’une rupture majeure. Il prévient que si le conflit actuel venait à s’éterniser, le prix du baril pourrait s’envoler jusqu’à 150 dollars en l’espace de seulement trois semaines. Cette prévision alarmante s’appuie sur une instabilité croissante qui a déjà fait bondir les cours de 2,5 % en une seule matinée, atteignant leur plus haut niveau depuis le début des hostilités.

​La situation est d’autant plus critique que le Qatar a été directement touché par une frappe de drone iranienne sur sa principale usine de gaz naturel liquéfié (GNL). En conséquence, le pays a suspendu ses forages en invoquant la « force majeure », une clause juridique permettant de stopper les exportations sans pénalités. Le ministre souligne qu’il faudra des mois pour que la production retrouve son niveau initial, même si les combats cessaient immédiatement. Il anticipe d’ailleurs que les autres pays exportateurs du Golfe seront bientôt contraints de prendre les mêmes mesures de suspension.

​Au-delà du pétrole, c’est l’ensemble de la chaîne énergétique qui vacille, avec des prix du gaz qui pourraient quadrupler pour atteindre 40 dollars par million d’unités thermiques. Cette flambée est aggravée par les menaces pesant sur le détroit d’Ormuz, point de passage névralgique par lequel transite 20 % de l’énergie mondiale. Pour l’Europe, le risque est réel : bien qu’elle dépende peu du Qatar, la concurrence acharnée des acheteurs asiatiques pour les stocks restants fera mécaniquement exploser les factures sur le Vieux Continent.

Saad al-Kaabi avertit que cette crise pourrait mener à un véritable effondrement des économies mondiales. Entre la baisse de la croissance du PIB, les pénuries de produits manufacturés et l’incapacité des usines à produire faute d’énergie abordable, l’effet domino semble inévitable. Pour le ministre qatari, la seule issue capable d’éviter ce scénario de paralysie globale reste la signature rapide d’un accord de paix ou, a minima, d’un cessez-le-feu durable dans la région.

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