spot_img

Notre devoir, servir la vérité.

spot_img

Énergie : comment la technologie ACCC transforme l’infrastructure électrique gabonaise sans nouveaux pylônes

Le Gabon engage une restructuration technique de son Réseau Interconnecté (RIC) pour pallier l’obsolescence des infrastructures de transport. Le déploiement de la technologie ACCC (Aluminium Conductor Composite Core) s’inscrit visiblement dans une stratégie d’optimisation du capital investi (CAPEX). Plutôt que d’engager des investissements massifs dans de nouveaux corridors de pylônes, cette solution plus technique permet de moderniser l’actif existant en augmentant la densité énergétique des lignes sans extension structurelle.

En effet, le cœur du problème résidait dans le goulot d’étranglement entre la production d’Owendo et le nœud de Bisségué. Limité à 90 MW, ce tronçon empêchait la monétisation totale des capacités de production, notamment les 150 MW de la centrale flottante. L’installation de conducteurs à âme en fibre de carbone porté par Axis Engineering, peuvent porter la capacité de transit à 200 MW, doublant ainsi l’offre de transport sur un périmètre de coûts fixes, maximisant ainsi le rendement de l’infrastructure nationale.

Au-delà de la capacité, cette technologie agit sur les charges opérationnelles (OPEX). La fibre de carbone réduit les pertes de 25 à 40 % par rapport aux câbles ACSR conventionnels. Cette réduction des pertes techniques améliore directement la marge opérationnelle de la SEEG : l’énergie produite qui se dissipait auparavant sous forme de chaleur est désormais injectée dans le cycle de facturation, optimisant ainsi le ratio production/consommation.

La méthodologie d’exécution des travaux « sous tension » répond à un impératif de stabilité économique. En évitant l’arrêt des industries et des services durant la phase de maintenance, l’État garantit la continuité du PIB local. Ce choix technique élimine le coût d’opportunité lié aux délestages programmés, souvent dévastateurs pour le secteur privé librevillois, tout en accélérant le calendrier de livraison fixé à avril 2026.

La fiabilisation du transport d’énergie est également un indicateur de compétitivité pour le Gabon. En stabilisant la fréquence et en réduisant le stress thermique des câbles grâce au faible coefficient de dilatation du carbone, le réseau devient capable de supporter des charges industrielles plus lourdes. Cette modernisation infrastructurelle constitue un signal fort pour les investisseurs directs étrangers (IDE), garantissant une fourniture électrique alignée sur les besoins d’une économie en phase de diversification.

le coup de coeur

Derniers Articles

spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img
spot_img