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FMI : et si l’or servait à sauver l’Afrique ?

le coup de coeur

Alors que le G20 s’est réuni à Johannesburg, un rapport d’experts africains propose une idée audacieuse : utiliser une partie des réserves d’or du FMI pour soulager la dette des pays africains les plus vulnérables. La proposition, présentée au président sud-africain Cyril Ramaphosa, vise à offrir une alternative aux traditionnels rééchelonnements de dette.

L’idée est simple mais ambitieuse : au lieu de laisser ces réserves dormantes, le FMI pourrait racheter des dettes à coût élevé et offrir des conditions plus favorables aux États en difficulté. Selon le rapport dirigé par l’ancien ministre des Finances sud-africain Trevor Manuel, cette manœuvre pourrait fournir des financements immédiats sans coût supplémentaire pour le FMI ni pour ses membres.

Le document suggère également la création d’un “club des emprunteurs”, un espace pour que les pays endettés partagent leurs expériences et négocient collectivement avec les créanciers. La transparence des agences de notation est aussi au centre des recommandations, accusées de pénaliser certains pays africains de manière disproportionnée. Si elle était mise en œuvre, cette initiative pourrait transformer le paysage économique africain : au lieu de consacrer une grande partie de leurs budgets au remboursement de la dette, les États pourraient investir dans santé, éducation et infrastructures.

Toutefois, la vente d’or du FMI reste un sujet sensible, nécessitant l’accord des pays membres et une gestion prudente pour éviter toute turbulence sur les marchés. Néanmoins, dans le cadre de la présidence sud-africaine du G20, cette proposition incarne une vision nouvelle et pragmatique pour la soutenabilité de la dette des pays en développement, offrant des solutions concrètes pour alléger le fardeau économique des nations les plus fragiles.

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