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Gabon : à l’AUDA-NEPAD, Libreville aligne sa stratégie nationale sur l’Agenda 2063

le coup de coeur

Le 10 février 2026, le Brice Clotaire Oligui Nguema a pris part, en visioconférence, à la 43ᵉ session de l’AUDA-NEPAD, bras opérationnel de l’Union africaine en matière de développement. Cette réunion de haut niveau s’inscrivait dans le cadre du suivi des priorités de l’Agenda 2063, feuille de route continentale visant une Afrique intégrée, prospère et industrialisée. Au-delà du symbolique, l’enjeu est surtout d’accélérer la transformation structurelle des économies africaines dans un contexte de tensions budgétaires et de recomposition des chaînes de valeur mondiales.

Les échanges ont porté sur des leviers clairement identifiés : développement d’infrastructures régionales intégrées, industrialisation, transformation locale des ressources naturelles et mobilisation de financements innovants. Pour des économies encore dépendantes des matières premières, le défi est d’inverser la logique d’exportation brute au profit de chaînes de valeur locales. À l’échelle continentale, l’Agenda 2063 mise sur l’intégration régionale et les corridors transfrontaliers pour réduire les coûts logistiques et stimuler le commerce intra-africain, qui demeure inférieur à 20 % des échanges totaux du continent.

Dans son intervention, le Chef de l’État gabonais a rappelé les axes prioritaires nationaux : diversification économique, valorisation durable des ressources naturelles et renforcement du capital humain. Cette orientation s’inscrit dans la volonté de réduire la dépendance historique aux hydrocarbures et d’élargir la base productive. L’alignement des politiques nationales sur les instruments continentaux vise également à renforcer la crédibilité du pays auprès des partenaires techniques et financiers, dans un contexte où la mobilisation de capitaux pour les infrastructures reste un enjeu central.

En participant activement aux travaux de l’AUDA-NEPAD, le Gabon cherche ainsi à positionner sa stratégie économique dans une dynamique panafricaine plus large. La cohérence entre réformes nationales et priorités continentales devient un facteur clé d’attractivité et de financement. Au-delà du discours, la traduction concrète de cet alignement se mesurera à la capacité du pays à capter des projets structurants, à accélérer l’industrialisation locale et à intégrer plus fortement son économie dans les chaînes de valeur régionales africaines.

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