Hermann Immongault est nommé Vice-Président du Gouvernement dans la nouvelle équipe exécutive. La fonction le place au centre du dispositif de coordination de l’action gouvernementale. Il ne s’agit pas d’un ministère technique, mais d’un rôle de supervision et d’arbitrage. Le poste vise à assurer la cohérence d’un gouvernement étendu et hétérogène. Il est pensé comme un maillon de stabilité institutionnelle.
Immongault fait partie de ces responsables qui ont servi durant les dernières années du régime d’Ali Bongo Ondimba. Il a ensuite poursuivi son parcours avec l’arrivée de Brice Clotaire Oligui Nguema au pouvoir au poste de ministre de l’Intérieur. Cette continuité traduit une capacité à traverser les changements politiques sans rupture. Elle interroge aussi sur le renouvellement réel des pratiques de gouvernance. Les hommes changent rarement, les méthodes encore moins.
Son expérience de l’appareil d’État est indéniable. Il connaît les circuits administratifs, les rapports de force internes et les équilibres institutionnels. C’est précisément ce profil que le pouvoir privilégie aujourd’hui. Mais cette maîtrise du système n’a pas toujours produit des résultats visibles pour les populations. La stabilité administrative n’a pas nécessairement amélioré la vie quotidienne des Gabonais.
À ce niveau de responsabilité, la question n’est plus celle de l’adaptation politique. Elle est celle de l’efficacité concrète. La coordination gouvernementale n’a de sens que si elle se traduit par des politiques publiques lisibles. Or, les blocages structurels persistent. La nomination d’Hermann Immongault pourrait tout simplement s’inscrire dans une logique de continuité plus que de rupture.











