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Gabon : le secteur des jeux de hasard bientôt sous contrôle étatique

le coup de coeur

Le gouvernement gabonais a décidé de reprendre le contrôle du secteur des jeux de hasard via un opérateur public, e‑Tech SAS, en partenariat avec une société canadienne. L’objectif affiché est de sécuriser les flux financiers, centraliser la collecte des taxes et limiter l’opacité dans ce secteur en croissance. En 2024, les recettes fiscales générées par les jeux de hasard étaient estimées à environ 210 millions de fcfa, avec une projection de 265 millions pour 2025. 

La mise en place d’une plateforme centralisée devrait théoriquement permettre un suivi précis des flux financiers et des gains versés. Toutefois, la capacité de l’État à contrôler tous les opérateurs et à appliquer les sanctions prévues dès octobre 2025 reste incertaine. Dans ce contexte, le dispositif pourrait se heurter aux mêmes limites que les initiatives précédentes, avec des risques de contournement ou de mise en place partielle.

Au-delà de l’aspect fiscal, le contrôle étatique met en lumière les enjeux sociaux du secteur. Les risques d’addiction et de comportements problématiques sont une réalité dans le secteur des jeux de hasard. La centralisation administrative pourrait limiter certaines dérives, mais elle ne neutralise pas les tensions et critiques sociales liées à l’exploitation de ces activités.

Le marché reste limité par sa taille et par le pouvoir d’achat des joueurs. Même avec un opérateur public et un suivi renforcé, les recettes fiscales resteront modestes face aux ambitions affichées. La réforme pourrait donc produire des effets symboliques plus que financiers à court terme, tout en concentrant l’attention sur la gouvernance et la régulation du secteur.

Cette réorganisation sera scrutée par les acteurs économiques, les joueurs et les partenaires financiers. Elle constitue un indicateur du niveau de contrôle et de transparence dans un secteur sensible, mais son succès réel reste à mesurer. L’enjeu dépasse la fiscalité puisqu’il touche à la crédibilité de l’État dans la régulation et la supervision de marchés stratégiques.

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