La mort de Martine Oulabou Mbadinga, en 1992, a rapidement été intégrée au récit officiel de la République. En 2007, l’État gabonais institue la Journée nationale de l’enseignant, censée honorer la mémoire de celle qui incarne le sacrifice ultime du corps enseignant. Chaque année, discours, décorations, hommages appuyés rappellent l’engagement de l’enseignante et la reconnaissance de la Nation. Mais derrière cette ritualisation, une question demeure intacte : qu’a réellement réparé l’État depuis plus de trente ans ?
Gabon : Martine Oulabou, ce que l’État a commémoré sans jamais réparer











