Depuis les États généraux de 2010, l’éducation est proclamée “priorité nationale”. Pourtant, la trajectoire budgétaire raconte une autre histoire : en 2015, la Mission 11 “Éducation nationale, enseignement technique et professionnel” affichait 145,17 milliards de fcfa (après 136,99 milliards en 2014), selon le PAP...
L’année 2026 ne marque pas une grève de plus ; elle marque une rupture. Pour la première fois depuis des décennies, le déclencheur n’est pas une prime impayée ni un retard technique, mais un arbitrage politique assumé : la revalorisation des rémunérations des hauts...
La mort de Martine Oulabou Mbadinga, en 1992, a rapidement été intégrée au récit officiel de la République. En 2007, l’État gabonais institue la Journée nationale de l’enseignant, censée honorer la mémoire de celle qui incarne le sacrifice ultime du corps enseignant. Chaque année, discours, décorations, hommages appuyés rappellent l’engagement de l’enseignante et la reconnaissance de la Nation. Mais derrière cette ritualisation, une question demeure intacte : qu’a réellement réparé l’État depuis plus de trente ans ?
Au tournant des années 1990, l’école gabonaise devient l’un des premiers espaces de contestation structurée du pays. Dans le sillage des mouvements sociaux qui accompagnent l’ouverture politique et le multipartisme, les enseignants dénoncent déjà salaires irréguliers, carrières bloquées, absence de statut clair, infrastructures dégradées....
Après 1 350 jours passés à la tête du ministère de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq prête serment en découvrant, presque étonnée, l’ampleur d’une crise éducative pourtant ancienne. Dans son message solennel, la ministre évoque un « contexte marqué par un mouvement de grève »,...
C’est une bombe silencieuse qui pourrait éclater au sein de l’écosystème para-public gabonais. Le 19 juin 2025, les dirigeants de Pizolub, entreprise nationale spécialisée dans la production de lubrifiants, ont été reçus en urgence par le ministre du Pétrole. Mais pour quelle raison? Une...