Le Gabon se lance dans un défi ambitieux pour renforcer son action climatique, avec un objectif de 3 950 milliards de fcfa à mobiliser d’ici 2035. À ce jour, seulement 98,4 milliards de fcfa ont été obtenus, soit 2,49 % du montant total nécessaire. Ce faible pourcentage révèle les défis de financement auxquels le pays est confronté pour atteindre ses objectifs climatiques. Les investissements prévus couvrent plusieurs secteurs prioritaires, dont l’énergie, les forêts et l’agriculture, mais le pays doit intensifier ses efforts pour combler cet écart.
Le secteur de l’énergie, qui représente une part majeure des émissions de gaz à effet de serre du Gabon, nécessitera un investissement de 3 115 milliards de fcfa. Bien que des progrès aient été réalisés, notamment grâce à l’intégration des énergies renouvelables, l’incertitude sur les financements internationaux complique la réalisation des projets dans ce domaine clé. Le pays espère obtenir des financements supplémentaires par la valorisation de ses actifs carbone et en accédant aux marchés volontaires pour le climat, notamment les crédits REDD+.

Dans le domaine forestier, le Gabon a déjà mobilisé une partie des fonds nécessaires, avec une contribution d’environ 342 milliards de fcfa pour la gestion durable de ses vastes forêts. Cependant, pour atteindre ses objectifs climatiques, notamment son rôle de puits de carbone mondial, il est impératif que le pays surmonte le défi de mobiliser les financements supplémentaires, en particulier pour garantir la pérennité des projets REDD+ et renforcer l’impact de ses actions.
Face à cette situation, le Gabon mise sur la Plateforme gabonaise pour le financement climatique (PGFC) pour centraliser les efforts de financement. L’objectif est d’attirer des investissements internationaux et de renforcer la participation des secteurs privé et public. Pourtant, il reste un besoin urgent de coordonner les efforts financiers pour combler l’écart de 3 850 milliards de fcfa nécessaires, avec un accent sur les écotaxes, les marchés carbone et les fonds internationaux pour rendre la transition climatique du pays viable et durable.













