Le Gabon prépare le déploiement progressif de la 5G, avec une priorité donnée aux grandes villes comme Libreville, Port‑Gentil et Franceville. Selon l’Arcep, les tests préliminaires ont montré que la bande passante pourrait atteindre des débits supérieurs à 1,5 Gbit/s, permettant d’améliorer les services numériques et les applications industrielles dans les secteurs minier et forestier. Cette technologie offre un potentiel de modernisation significatif, mais la couverture réelle sur l’ensemble du territoire reste incertaine.
En zones rurales et interurbaines, la fibre optique est insuffisamment déployée. Les autorités envisagent de combler ce déficit en combinant 5G et micro-réseaux fixes, mais les investissements nécessaires pourraient dépasser 150 milliards de fcfa. Dans ces conditions, la 5G risque de bénéficier principalement aux zones urbaines et aux entreprises équipées, laissant une grande partie de la population à l’écart des avantages promis.
Le déploiement représente un défi technique et financier majeur pour les opérateurs et l’État. Les coûts liés aux antennes, à la sécurisation du spectre et à l’adaptation des infrastructures existantes sont importants. La régulation devra trouver un équilibre entre innovation, coût et déploiement effectif, car les retards ou la concentration de la technologie sur certains territoires pourraient accentuer les disparités régionales.
Le Gabon pourrait renforcer sa position de hub numérique en Afrique centrale, mais le succès de cette transition dépendra de la capacité des opérateurs et des infrastructures à soutenir un service stable et étendu. Les entreprises et les utilisateurs urbains bénéficieront probablement des premières vagues d’investissement, tandis que les zones rurales risquent d’être longtemps exclues de ces avancées technologiques.











