Ce vendredi 15 mai 2026 à Libreville, l’Assemblée Générale de BGFI Holding Corporation a tourné à la démonstration de force pour son président-directeur général, Henri-Claude Oyima. Face à un parterre de régulateurs, d’investisseurs et d’actionnaires parfois remuants, le patriarche de la finance africaine a balayé toutes les contestations d’un revers de bilan. Armé d’indicateurs records, le patron du premier groupe bancaire de la sous-région a réaffirmé son leadership absolu, prouvant que la trajectoire de croissance de la pieuvre bancaire reste indissociable de sa gouvernance de fer.
Sous la houlette d’Henri-Claude Oyima, BGFIBank a littéralement changé d’échelle en affichant un total bilan stratosphérique de 7 390 milliards de fcfa, en progression fulgurante de 24 %. Cette puissance de frappe bilancielle s’adosse à une dynamique commerciale que peu de concurrents peuvent contester dans la zone CEMAC : la collecte des dépôts s’élève à 4 263 milliards de fcfa (+10 %), tandis que l’encours des crédits à l’économie grimpe à 3 752 milliards de fcfa (+5 %), consolidant le rôle de la banque comme premier financier des grands projets régionaux.

Mais le véritable coup de maître du banquier de Libreville réside dans la rentabilité du groupe. Le Produit Net Bancaire (PNB) s’envole de 26 % pour atteindre 414 milliards de fcfa, dégageant un résultat net consolidé historique de 133 milliards de fcfa (+9 %). Une performance XXL que le PDG pilote d’une main de maître depuis la tour de contrôle de Libreville, le marché gabonais demeurant le réacteur nucléaire du groupe en générant à lui seul 50 % des bénéfices globaux, loin devant la région CEEAC (31 %) et le pôle CEDEAO-UE-OI (19 %).
Le pari boursier à 1 200 milliards de fcfa
Là où certains voyaient un saut dans l’inconnu, Henri-Claude Oyima a imposé sa vision stratégique avec l’introduction en bourse de BGFI Holding Corporation à la BVMAC. Quelques jours seulement après la première cotation du 7 mai 2026, la capitalisation boursière du groupe culmine déjà à 1 200 milliards de fcfa. En décrochant cette valorisation record, qui offre une prime immense par rapport à la situation nette comptable de 761 milliards de fcfa, le boss de BGFI a envoyé un signal d’invincibilité aux marchés et validé, contre vents et marées, son agenda de modernisation.

Ne se contentant pas de gérer ses acquis, le patron de BGFI a profité de l’Assemblée Générale Extraordinaire pour acter une augmentation de capital de 10,06 milliards de fcfa par l’émission de 1 006 975 actions nouvelles. Cette manœuvre, hautement stratégique, vise à alimenter le flottant boursier et à donner au groupe les moyens de ses ambitions panafricaines (12 territoires, 21 filiales). Pour l’écosystème financier, le message est limpide : Oyima ne subit pas le marché, il le devance et dicte le tempo de l’expansion de son empire.
Face à cette avalanche de performances, les velléités de fronde d’une partie de l’actionnariat historique (notamment le bloc des 32,38 % de parts) ont été étouffées par le réalisme financier. En alignant une enveloppe globale de dividendes de 36,821 milliards de fcfa, soit un coupon brut de 2 500 fcfa par action, Henri-Claude Oyima a rappelé à ses partenaires qu’il reste le meilleur garant de leur fortune. Le leadership du banquier sort renforcé de cette AG : au-delà des chiffres, il a prouvé qu’à Libreville, le maître du jeu, c’est encore et toujours lui.














