Vous avez entendu dire que les mines de manganèse de Moanda et de Franceville ont particulièrement bien travaillé en fin d’année 2025? C’est confirmé par les chiffres officiels. Selon la DGEPF, la production de manganèse a progressé de +10,8% au quatrième trimestre par rapport au trimestre précédent, et de +31,6% par rapport au même trimestre de l’année 2024, la meilleure performance trimestrielle enregistrée pour ce secteur sur toute l’année. Le document explique cette embellie par « un bon rendement des mines de Moanda et Franceville. »
Le manganèse est l’une des plus grandes richesses minières du Gabon. Le pays est l’un des plus gros producteurs mondiaux de ce minerai, utilisé notamment dans la fabrication de l’acier. Quand les mines tournent bien, cela signifie plus d’extraction, plus de transport vers le port d’Owendo, et potentiellement plus de recettes pour l’État gabonais à travers les redevances minières et les impôts payés par les entreprises du secteur.
Mais cette belle performance trimestrielle n’a pas suffi à effacer les difficultés rencontrées plus tôt dans l’année. Sur l’ensemble de 2025, la production de manganèse recule de -2,5%, « en lien avec les difficultés logistiques » précise la DGEPF. Le document évoque aussi « une légère inflexion des évacuations vers le port d’Owendo » qui a freiné la performance, même au moment où les mines produisaient bien. Cela veut dire que le problème n’est pas l’extraction du minerai, c’est son transport vers le bateau qui l’emmène à l’étranger.
Pour les habitants de Moanda et de Franceville, cette dynamique du quatrième trimestre est une bonne nouvelle concrète : plus d’activité minière signifie potentiellement plus d’emplois et plus de retombées économiques locales. Mais elle rappelle aussi une réalité importante : le potentiel du sous-sol gabonais ne se traduit pleinement en richesse que si les trains et les bateaux peuvent évacuer ce qui est extrait, dans les délais et en quantité suffisante.














