Yango prépare son entrée sur le marché librevillois du transport urbain, misant sur un modèle déjà éprouvé ailleurs en Afrique. Une arrivée qui témoigne du dynamisme du secteur et pourrait rebattre les cartes d’un paysage en pleine recomposition.
Libreville s’apprête à accueillir un nouvel acteur du transport urbain avec Yango, filiale du géant technologique russe Yandex. Si aucune date d’ouverture n’a encore été communiquée, l’entreprise soigne son arrivée : campagne de communication soutenue, présence accrue sur les réseaux et lancement d’un vaste recrutement de chauffeurs.
Cette implantation s’inscrit dans un plan de déploiement continental. Yango Group a annoncé, cette année, vouloir investir au moins 150 millions de dollars pour s’implanter dans dix nouveaux pays africains – en plus des douze où la plateforme est déjà active – avec un positionnement ciblé sur des marchés urbains de taille intermédiaire, à l’image de Libreville.
Depuis 2025, le groupe a installé son siège continental à Abidjan. Sa stratégie, détaillée par son directeur général Afrique, Adeniyi Adebayo, repose sur un principe simple : Yango ne possède ni véhicules ni chauffeurs. La plateforme s’appuie sur des opérateurs de transport et des gestionnaires de flottes locaux, un modèle qui réduit ses coûts d’entrée et accélère son déploiement. À Libreville, cette approche devrait se traduire par un partenariat avec un acteur local.
Au-delà, cette arrivée illustre l’évolution du marché librevillois du transport urbain, où les usagers recherchent désormais des services plus encadrés, plus sûrs, voire plus premium. Le terrain n’est d’ailleurs pas vierge : Gozem, présent depuis 2021, les taxis électriques Ndzéla déployés en 2025, ou encore INTRAV, occupent déjà ce segment. Yango importe toutefois un modèle déjà rodé ailleurs en Afrique et vient renforcer la concurrence dans un secteur en pleine effervescence.













