L’affaire opposant Michel Lambert Ducamin à Pascale Jeannin Perez continue de prendre de l’ampleur, entre droit de réponse, accusations graves et multiplication des procédures judiciaires dans plusieurs pays. Après la publication par Inside News241 de l’article intitulé « Pascale Jeannin Perez et Imperator Ressources Gabon : nouveau revers judiciaire pour Michel Lambert Ducamin », l’homme d’affaires français, Michel Ducamin, a tenu à réagir officiellement afin de livrer sa version des faits.
S’appuyant sur le droit de réponse prévu par le Code de la Communication en République gabonaise, Michel Lambert Ducamin conteste notamment l’interprétation faite autour du retrait de la plainte pénale déposée en Suisse contre Mme Pascale Jeannin Perez. Selon lui, cette décision ne résulterait nullement d’un abandon volontaire du dossier sur le fond, mais d’un contexte qu’il décrit comme particulièrement troublant.
Une plainte retirée « sous la contrainte » ?
Dans ses déclarations à la rédaction d’Inside News241, Michel Lambert Ducamin affirme avoir personnellement demandé le retrait de la plainte auprès du bureau du Procureur Rodieux en Suisse en janvier 2024. Toutefois, il soutient que cette démarche serait intervenue après ce qu’il qualifie d’« enlèvement et séquestration au Gabon » au Gabon.
Selon ses propos, cette décision aurait été prise sous pression, en présence de Renée Lanzetta, présentée comme une collaboratrice de Pascale Jeannin Perez, ainsi que du compagnon de cette dernière. « Toutes mes conversations ont été enregistrées par mesure de sécurité et tout a été documenté », a-t-il affirmé, laissant entendre qu’il disposerait d’éléments susceptibles d’étayer ses accusations.

Ces affirmations introduisent une nouvelle dimension dans cette affaire déjà complexe. Car au-delà du différend judiciaire initial, ce sont désormais des accusations d’intimidation et de contraintes qui viennent alimenter les interrogations autour du dossier. À ce stade toutefois, aucune conclusion judiciaire définitive n’a encore été rendue sur ces allégations particulièrement sensibles.
Une bataille judiciaire désormais étalée entre plusieurs pays
Malgré le retrait de la procédure suisse, Michel Lambert Ducamin assure que plusieurs actions judiciaires demeurent actives. Il indique notamment qu’une plainte a été déposée en France le 4 avril 2025, tandis qu’une autre procédure a été engagée au Gabon le 25 février 2026 auprès du Doyen des juges, dont Inside News241 dispose d’ailleurs d’une copie. Ce détail montre que le contentieux dépasse désormais largement le simple cadre médiatique pour s’inscrire dans une véritable confrontation judiciaire internationale mêlant Suisse, France et Gabon.
À cela s’ajoutent des démarches entreprises auprès des autorités gabonaises. Michel Lambert Ducamin affirme avoir adressé plusieurs courriers au ministère des Mines ainsi qu’à la Présidence de la République gabonaise. « Les deux institutions m’ont toutes répondu. Mon avocat vous transmettra copie de ces échanges », a-t-il indiqué au téléphone.
Une affaire devenue éminemment politique et économique
Ce dossier semble progressivement quitter le seul terrain judiciaire pour toucher des enjeux plus vastes liés au secteur minier et à l’environnement des affaires au Gabon. Lorsque des plaintes, des accusations d’enlèvement présumé et des échanges avec les plus hautes institutions de l’État se croisent dans une même affaire, l’impact médiatique et politique devient inévitable.
Michel Lambert Ducamin affirme par ailleurs qu’« une décision de justice a déjà été rendue au Gabon contre Mme Perez avant mon enlèvement ». Une déclaration qui pourrait relancer les débats sur la chronologie réelle des événements et sur les responsabilités des différentes parties impliquées.
Dans un contexte où les litiges économiques internationaux se multiplient autour des ressources naturelles africaines, cette affaire illustre également les tensions qui peuvent exister entre intérêts privés, procédures judiciaires transnationales et rapports de force locaux.
Une enquête toujours en cours
À ce stade, plusieurs zones d’ombre subsistent encore. Les accusations avancées par Michel Lambert Ducamin devront être corroborées ou infirmées par les autorités compétentes. Les différentes procédures engagées en France et au Gabon pourraient ainsi apporter de nouveaux éléments dans les prochains mois.
Une enquête serait actuellement en cours au Gabon sur l’ensemble de ces faits. Ce dossier, qui mêle enjeux judiciaires, économiques et accusations graves, pourrait encore connaître de nombreux rebondissements.














