L’arrivée potentielle de géants industriels tels que Webuild (génie civil) et Saipem (ingénierie sous-marine) sur le sol gabonais via le plan Mattei, déclenche une véritable révolution dans la formation professionnelle. Ces entreprises n’apportent pas seulement des machines, elles imposent des standards de certification mondiaux (ISO, HSE, API) qui obligent les centres de formation nationaux à se mettre à niveau. Pour les jeunes diplômés gabonais, c’est l’opportunité de passer d’une formation théorique à une expertise de terrain sur des projets d’envergure internationale.
Webuild, leader mondial de la construction de barrages et de ponts, prévoit si accord il y a, d’intégrer des programmes de transfert de compétences dès 2026. L’objectif est de former des ingénieurs capables de gérer des chantiers complexes, de la conception assistée par ordinateur à la gestion des risques structurels. Ce compagnonnage industriel permet de réduire le recours à l’expertise étrangère tout en augmentant l’employabilité des nationaux sur le marché global.
De son côté, Saipem apporterait son savoir-faire dans les technologies sous-marines et la maintenance industrielle de pointe. En collaborant avec l’État, ces entreprises participent à la création de « Hubs de Compétences » locaux. Les ingénieurs gabonais y apprennent la rigueur des procédures de sécurité et la maîtrise des technologies de décarbonation, des compétences de plus en plus recherchées dans une économie mondiale tournée vers le développement durable.
Cette montée en compétence est soutenue par le budget d’investissement record du Gabon, qui favorise le « Local Content ». Les contrats signés avec ces multinationales incluent désormais des clauses strictes sur la formation continue et l’avancement des cadres locaux aux postes de direction technique. C’est une stratégie de long terme visant à faire du Gabon une pépinière de talents pour toute l’Afrique Centrale.
Le résultat escompté est l’émergence d’une élite technique gabonaise « prête à l’emploi » pour les grands chantiers du futur. En travaillant sur des projets pilotés par Webuild ou Saipem, les ingénieurs locaux acquièrent un label de qualité reconnu mondialement. Cette transformation du capital humain est le véritable socle d’une industrialisation pérenne du pays.














