Le Gabon muscle son parc de production électrique avec un nouveau venu flottant. Le nouvel article 31 du PLFR 2026 approuve les avantages fiscaux et douaniers accordés au titre du contrat d’achat d’électricité de 150 MW conclu entre la SEEG, la République Gabonaise et KARPOWERSHIP GLOBAL DMCC.
L’approbation porte sur un périmètre large : droits, taxes, redevances, franchises et régimes douaniers applicables aux équipements, installations, unités flottantes et matériels nécessaires à la fourniture d’électricité, ainsi qu’aux opérations d’importation, d’installation, d’exploitation, d’entretien, de ravitaillement, de mobilisation et de démobilisation de ces unités.
Le recours à une centrale électrique flottante, solution rapide à déployer et typiquement mobilisée en cas de tension sur l’offre de production, signale un besoin de capacité additionnelle jugé suffisamment pressant pour justifier ce contrat spécifique dans un collectif budgétaire. Le texte prévoit également des régimes suspensifs ou temporaires pour les équipements destinés à être réexportés, une clause classique de ce type de partenariat énergétique de court à moyen terme.
Ce renforcement de l’offre intervient dans un contexte où le Fonds National Energie et Eau reste stable à 2,4 milliards de fcfa , et où la Contribution Spéciale de l’Electricité est maintenue à 6,95 milliards de fcfa sans variation entre la loi initiale et le collectif.
Pour l’usager gabonais, l’équation reste ouverte : une capacité de production supplémentaire peut réduire la fréquence des délestages, mais le coût de ce type de solution flottante, généralement plus onéreux qu’une production thermique ou hydraulique classique, pourrait à terme peser sur la structure tarifaire de la SEEG. Le document ne précise à ce jour aucun impact chiffré sur la facture du consommateur final.














