L’avenant n°4 à la convention de partenariat avec la Société Autoroutière du Gabon (SAG) est l’aboutissement d’une longue renégociation pour sauver le projet de la Transgabonaise. Cet accord consolidé clarifie enfin les responsabilités financières et les délais de livraison pour les tronçons les plus critiques, notamment la sortie de Libreville (PK12-PK105).
L’État a dû muscler ses exigences pour éviter les retards qui ont pénalisé le projet par le passé. Ce nouvel accord intègre des clauses de performance beaucoup plus strictes. La SAG s’engage désormais sur des standards de qualité et de maintenance sans précédent, avec des mécanismes de pénalités automatiques en cas de non-respect du calendrier. Pour l’État, il s’agissait de sécuriser ce partenariat public-privé (PPP) pour en faire un modèle de réussite infrastructurelle dans la sous-région.
Un modèle économique de concession
Le financement de ces travaux repose sur un modèle économique de concession, où l’usager et l’investisseur partagent la charge du développement de la route. Cet avenant précise les conditions d’exploitation et de péage pour garantir la viabilité financière de l’axe tout en préservant le pouvoir d’achat des transporteurs. C’est un équilibre délicat que le gouvernement a tenté de verrouiller.

La Transgabonaise est vitale pour le désenclavement des provinces productrices de manganèse et de bois. Ce que cache ce nouvel accord, c’est aussi une volonté de l’État de mieux contrôler les coûts indirects et les impacts environnementaux du chantier. La consolidation juridique du contrat offre une base saine pour attirer de nouveaux bailleurs de fonds sur les phases ultérieures du projet.
En fin de compte, cet avenant est la « preuve par le contrat » que la Vème République sait gérer les dossiers complexes hérités du passé. En remettant la Transgabonaise sur les rails avec un cadre juridique robuste, le gouvernement espère livrer une route moderne qui transformera durablement la logistique nationale. Le succès de cet accord sera le baromètre de la capacité du pays à attirer de grands investisseurs internationaux.














