Mondial 2026 : Maroc et Égypte, derniers bastions d’un continent en doute

‎‎Seules deux nations africaines ont atteint les huitièmes de finale du Mondial 2026. Entre révélations et gestion défaillante des fins de match, le continent n’a pas totalement effacé ses vieux démons.

‎Le chiffre avait de quoi nourrir les ambitions : neuf sélections africaines sur dix qualifiées pour la phase à élimination directe d’un Mondial élargi à 48 équipes. Mais la réalité a vite ramené les espoirs à la raison. Seuls le Maroc et l’Égypte ont franchi le cap des seizièmes de finale. Un ratio qui interroge sur la capacité des équipes africaines à répondre aux exigences de l’élimination directe.

Les Lions de l’Atlas, solides depuis leur épopée qatarie de 2022, ont validé leur billet aux tirs au but face aux Pays-Bas, confirmant leur maturité compétitive.

‎L’Afrique se classe ainsi juste devant l’Asie (aucun qualifié), mais loin derrière l’Europe (7 représentants en huitièmes sur 13 engagés), l’Amérique du Sud (4 sur 5) et l’Amérique du Nord (3 sur 3, portée par ses pays hôtes). Les Lions de l’Atlas, solides depuis leur épopée qatarie de 2022, ont validé leur billet aux tirs au but face aux Pays-Bas, confirmant leur maturité compétitive. L’Égypte a signé une première historique en se qualifiant face à l’Australie.

L’Égypte a signé une première historique en se qualifiant face à l’Australie.

‎Pour les sept autres sélections, le scénario a souvent été le même : tenir, puis céder dans le money-time. La Côte d’Ivoire a craqué face à la Norvège (1-2) sur un but d’Erling Haaland à la 87e minute. L’Afrique du Sud s’est inclinée dans les arrêts de jeu contre le Canada (0-1, 90e+2). La RD Congo menait 1-0 face à l’Angleterre avant de s’effondrer (1-2). Le naufrage le plus marquant reste celui du Sénégal, qui menait 2-0 face à la Belgique jusqu’à la 85e minute avant de perdre 3-2 après prolongation. Quant au Cap-Vert, révélation du tournoi, il a tenu tête à l’Espagne, à l’Uruguay puis à l’Argentine championne du monde, avant de céder 3-2 après prolongation dans un scénario haletant.

‎Au-delà de quelques motifs de satisfaction, le constat est sans appel : la gestion émotionnelle et tactique des dernières minutes demeure le talon d’Achille du football africain à ce niveau de compétition. Les fondamentaux techniques et physiques sont là, l’audace aussi, mais la capacité à tuer un match,  ou simplement à ne pas le perdre,  continue de faire défaut à une majorité de sélections. Reste à espérer un long parcours pour les deux derniers représentants du continent, en rappelant que le Maroc avait déjà signé une demi-finale historique lors du précédent Mondial.

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