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Ouverture des travaux du HCI : le Gabon relance le dialogue public-privé pour séduire les investisseurs

Du 4 au 11 juin 2026, le Palais des congrès Omar Bongo Ondimba accueille l’ouverture des travaux de relance du Haut Conseil pour l’Investissement (HCI), une instance stratégique appelée à jouer un rôle central dans l’amélioration du climat des affaires au Gabon. Cette rencontre réunit les principaux acteurs publics et privés autour d’un objectif commun : identifier les freins à l’investissement et proposer des solutions concrètes pour accélérer la transformation économique du pays.

Présidée par les plus hautes autorités gouvernementales, cette session a notamment enregistré la participation du vice-président du gouvernement, Herman Immongault, du secrétaire général du gouvernement, Abdu Razzaq Kambogo, du président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), Alain Claude Kouakoua, ainsi que du secrétaire permanent du HCI et directeur général de l’ANPI-Gabon, Ghislain Moandza Mboma. La forte mobilisation des décideurs témoigne de l’importance accordée à la relance de cette plateforme de concertation.

Des acquis à consolider pour améliorer l’attractivité du pays

Dans son allocution de bienvenue, Ghislain Moandza Mboma a rappelé plusieurs avancées enregistrées grâce aux précédents travaux du HCI. Parmi celles-ci figurent la création du guichet unique des investissements, le guichet unique des permis de construire, le déploiement du système douanier Sydonia ainsi que la mise en place des tribunaux de commerce et du travail. Ces réformes ont contribué à moderniser l’environnement administratif et juridique des affaires.

Les lourdeurs administratives, la complexité de certaines procédures, l’accès au financement et les coûts logistiques demeurent des préoccupations récurrentes pour les opérateurs économiques.

Cependant, malgré ces progrès, le Gabon continue de faire face à des défis structurels qui limitent encore l’arrivée massive des investisseurs. Les lourdeurs administratives, la complexité de certaines procédures, l’accès au financement et les coûts logistiques demeurent des préoccupations récurrentes pour les opérateurs économiques. C’est pourquoi le suivi des indicateurs internationaux tels que Business Ready de la Banque mondiale ou encore les baromètres de la CEMAC reste essentiel pour mesurer les avancées réalisées et identifier les axes d’amélioration.

Un partenariat public-privé appelé à changer d’échelle

Prenant la parole au nom du patronat, Alain Claude Kouakoua a plaidé pour une approche fondée sur la co-construction des solutions. Pour la FEG, la réussite de la diversification économique passe nécessairement par un partenariat public-privé plus fluide, plus transparent et davantage orienté vers les résultats. Cette volonté traduit une prise de conscience croissante du rôle moteur du secteur privé dans la création de richesses et d’emplois.

Le ministre de l’Économie, Thierry Minko, a pour sa part reconnu les préoccupations exprimées par les entreprises tout en réaffirmant la volonté du gouvernement d’associer davantage les opérateurs privés aux grands projets de développement. Une démarche qui s’inscrit dans l’ambition des autorités de promouvoir la transformation locale des ressources et de réduire la dépendance du pays aux secteurs traditionnels.

Vers un nouveau pacte pour l’investissement

Clôturant la cérémonie d’ouverture, Herman Immongault a rappelé les orientations du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, visant à faire du climat des affaires un levier majeur de croissance. L’amélioration de la gouvernance économique, la simplification des procédures et la sécurisation des investissements figurent parmi les priorités affichées par l’exécutif.

Herman Immongault a rappelé les orientations du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, visant à faire du climat des affaires un levier majeur de croissance.

La tenue des commissions thématiques qui ont suivi l’ouverture des travaux constitue désormais l’étape la plus attendue. Au-delà des discours, les acteurs économiques espèrent que ces échanges déboucheront sur des réformes concrètes et mesurables. Car dans un contexte de compétition accrue entre les économies africaines pour attirer les capitaux, la crédibilité du Gabon se jouera moins sur ses intentions que sur sa capacité à transformer les recommandations en actions durables.

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