Un militaire retraité de la Garde républicaine, Christian Kama, 54 ans, célibataire et père de deux enfants, a été placé sous mandat de dépôt le lundi 6 juillet à la prison centrale de Yené, à Franceville. Il est poursuivi pour des faits présumés de v_iol sur mineures de 18 ans et a été présenté devant le magistrat instructeur près le tribunal de première instance de Franceville à l’issue de l’enquête menée par les services de gendarmerie.
Selon des sources judiciaires, les faits remonteraient au 25 juin dernier et se seraient produits dans une maison d’habitation au quartier Ombélé situé dans le 2e arrondissement de la commune de Franceville où Christian Kama abusait sex_uellement du jeune Nathan Tresor Mvomo âgé de 12 ans et autiste. L’affaire a été portée à la connaissance des autorités à la suite d’une plainte déposée par la mère de la victime présumée.
Interpellé par les agents de la brigade de gendarmerie d’Épila, au quartier Ombelé, le mis en cause a été placé en garde à vue durant trois jours, le temps des investigations, avant d’être déféré devant le juge d’instruction.
Le dossier est notamment étayé par un certificat médical établi par le Dr Herman Nzoughe, gynécologue-obstétricien au Centre hospitalier universitaire Amissa Bongo. Ce document fait état de lésions hémorragiques et d’une importante ouverture du canal anal. Le praticien estime que ces constatations sont compatibles avec des pénétrations anales répétées, sans pour autant préjuger de la responsabilité pénale de la personne poursuivie, laquelle relève exclusivement de l’appréciation de la justice.
Au regard des éléments réunis au cours de l’information judiciaire, le magistrat instructeur a décidé de placer le suspect sous mandat de dépôt. Il est poursuivi pour v_iol sur mineure de moins de 18 ans, une infraction prévue et réprimée par les dispositions des article 256 et 261 du Code pénal gabonais.
À noter que le prévenu avait déjà été condamné en 1997 par le tribunal de première instance de Franceville à une peine d’un mois d’emprisonnement pour détention illégale d’une arme à feu.
Désormais écroué à la prison centrale de Yené, Christian Kama médite actuellement sur son sort derrière les barreaux.














